"L'OM fait partie d'un package touristique que l'on vend avec Plus Belle la Vie"

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"L'OM fait partie d'un package touristique que l'on vend avec Plus Belle la Vie"
"L'OM fait partie d'un package touristique que l'on vend avec Plus Belle la Vie"

Après avoir réalisé Comme un Aimant avec Akhenaton, un ami de toujours, Kamel Saleh a quitté sa ville pour s'installer en région parisienne. Un exil pas vraiment forcé pour ce Marseillais qui aime sa ville autant qu'il la déteste et porte un regard un brin désenchanté sur son club, l'OM. Où il est question de "Maradona marseillais", d'Albert Londres, d'un taxi qui roule toujours en tracteur, du Brésil 82 ou du grand frère Barresi.

Il n'y a qu'une scène de foot dans Comme un Aimant, et on n'y fait jamais directement référence à l'OM...
Le problème, c'est que quand les gens font un film à Marseille, ils veulent faire un film sur Marseille. On ne s'est jamais dit qu'on avait besoin d'une scène de foot dans Comme un Aimant, parce qu'on a essayé d'éviter les clichés : Notre Dame de la Garde et l'Olympique de Marseille.

On se trompe si on dit que tu n'es pas très foot ?
Plus jeune, j'étais passionné, mais je m'en suis écarté ensuite. Mes potes sont encore à fond. Mon ami Brahim Aimad, qui joue dans Comme un Aimant et mon film suivant, Plan B, c'était le Maradona de Marseille quand on était jeunes. Aujourd'hui encore, des vieux viennent le voir dans la rue pour lui dire "Aimad, t'étais un phénomène !" Certains traversaient Marseille le dimanche pour venir le voir jouer, traverser le terrain avec le ballon collé au pied. Il a joué avec José Anigo en 4e division et d'autres qui sont partis à Lens ou ailleurs en D2 : ils reconnaissent que c'était le meilleur, mais il était trop susceptible, les arbitres devaient le calmer sans arrêt...

D'où vient le lien particulier de Marseille avec le foot ?
C' est simple : Marseille est une ville pauvre, il fait chaud, il y a bien l'odeur de la mer mais les parents ne veulent pas qu'on y aille seuls... Qu'est-ce qu'il y a d'autre à faire ? On avait besoin de se dépenser, alors on jouait sur le bitume. Pendant des journées entières, sans éducateur : on faisait les buts avec les manteaux ou les portes de garage. À l'école, on prenait du papier et du scotch et on fabriquait des balles pendant les cours pour pouvoir jouer à la récré. C'était le bonheur absolu. Et puis le foot était un sport très populaire partout dans la Méditerranée : en Italie, en Espagne, au Maghreb... C'est normal que ça ait infusé à Marseille plutôt que le tennis ou le golf.

Pour toi, le lien est donc avec le foot plutôt qu'avec l'OM ?
S'il y a une équipe qui m'a marqué, c'est plutôt le Brésil de 82, avec Eder, Jairzinho, Allemao et Socrates. Je me prenais pour Eder ! Cette équipe-là, elle m'a…






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