L'OM face à ses carences

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L'OM face à ses carences
L'OM face à ses carences

Eliminé de la Coupe de France face à une équipe de Nice assez fortement remaniée alors que José Anigo avait décidé d'aligner la meilleure équipe possible, l'Olympique de Marseille a signé une contre-performance majeure ce mardi. Certes, la Coupe de France n'était sans doute pas un objectif prioritaire de l'OM, cinquième à huit points de la Ligue des Champions, avec un match en moins le 29 janvier face à Valenciennes, mais se faire sortir de cette manière laisse des traces.

Un onze marseillais habituel face à un onze niçois largement remanié

Les deux équipes n'ont pas abordé ce match avec la même ambition, a priori. Alors que José Anigo avait décidé d'aligner une équipe très proche de son onze-type avec le retour de Mathieu Valbuena après un mois et demi d'absence, accompagné de Florian Thauvin et André-Pierre Gignac à la pointe de l'attaque marseillaise, Claude Puel avait décidé de faire tourner son effectif. Face aux difficultés en championnat avec une piètre treizième place, l'entraineur niçois avait décidé de mettre plusieurs de ses cadres au repos et de donner leur chance à des jeunes tels que Mouaz Hassen ou de tester à nouveau Timothée Kolodziejczak en défense centrale. Mais le match n'a pas tourné en faveur de l'OM au final.

Des failles défensives béantes

Alors que l'attaque marseillaise a souvent fait le travail avec quatre buts marqués, la défense a bien souvent laissé le pauvre Steve Mandanda seul ou, tout du moins, impuissant face aux attaquants niçois. Comme l'a noté José Anigo en conférence de presse, la rencontre a été un festival de mauvais choix et d'erreurs individuelles des défenseurs marseillais. Sur le deuxième but niçois, Souleymane Diawara a complètement manqué son dégagement, permettant à Maupay de redonner l'avantage à Nice. En toute fin de première période, alors que Marseille est parvenu à égaliser, Benjamin Mendy a fait preuve d'un manque d'agressivité coupable face à Grégoire Puel. Une erreur à peine voilée par la maladresse de Souleymane Diawara qui a marqué contre son camp dans la foulée En deuxième période, les Marseillais ont poussé pour revenir mais en vain, échouant à un seul but dans le temps additionnel.

Une organisation tactique à revoir, des joueurs à remotiver

Pour cette affiche de Coupe de France, José Anigo avait donc fait le pari du retour au 4-3-3 avec un trio Valbuena-Gignac-Thauvin en attaque et un appui certain de la part des latéraux Benjamin Mendy et Kassim Abdallah. Mais jamais cette organisation n'est parvenue à être efficace sur le plan défensif car les latéraux ont laissé bien trop de place aux Niçois et les défenseurs centraux, principalement Souleymane Diawara, sont passés à côté de leur rencontre. A la récupération, si Benoît Cheyrou a relativement surnagé, Alaixys Romao et Giannelli Imbula ont fait preuve d'une indigence rare dans l'engagement. Un manque de motivation coupable pour José Anigo qui a déploré que certains aient agi « comme des enfants ». Bref, l'OM a manqué son match sur quasiment tous les tableaux, l'organisation, l'efficacité, la motivation. Le staff marseillais a du pain sur la planche avant le périlleux déplacement à Monaco dimanche. La dernière chance de croire encore à quelque chose cette saison.

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