L'OIM demande à l'UE des mesures pérennes sur l'immigration

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GENEVE, 4 août (Reuters) - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appelé mardi l'Union européenne à mettre en oeuvre des mesures de long terme face à la crise créée par l'afflux de migrants, notamment à Calais, en France, d'où des centaines d'entre eux tentent chaque jour de pénétrer en Grande-Bretagne. Près de 200.000 candidats à l'immigration sont arrivés par la mer dans l'Union européenne, principalement en Italie et en Grèce, depuis le début de l'année, et plus de 2.000 personnes ont trouvé la mort en tentant de faire de même, a précisé l'organisation internationale. On estime entre 3.000 et 5.000 le nombre de migrants venus d'Afrique et du Moyen-Orient présents à Calais. Dix ont trouvé la mort depuis le 1er juin en tentant de passer en Grande-Bretagne. ID:nL5N10E2K7 "L'OIM pense que la dimension humaine de la situation à Calais doit devenir une priorité, la France et la Grande-Bretagne étant confrontés à d'importants problèmes de sécurité et à des perturbations du tourisme et du commerce", a déclaré son directeur général, William Lacy Swing, dans un communiqué. Pour l'organisation, les migrants venus d'Afrique sub-saharienne se trouvent "bloqués dans une situation précaire avec peu de solutions alternatives". "Le nombre des migrants qui arrivent est tout à fait gérable pour l'UE, au vu de l'ampleur de son territoire et de ses ressource. Il faut adopter une approche plus large et à long terme, qui englobe aussi la situation immédiate à laquelle sont confrontés la France et le Royaume-Uni", a dit Eugenio Ambrosio, directeur régional de l'OIM pour l'Union européenne, la Norvège et la Suisse. La situation à Calais a conduit le gouvernement britannique à durcir ces dernière semaines son discours sur l'immigration. Londres a ainsi promis d'accélérer l'examen d'un projet de loi visant à durcir les règles en la matière. Les propriétaires qui louent des logements à des personnes en situation irrégulière pourraient ainsi être condamnés à des peines de prison et les candidats à l'asile dont la demande a été rejetée pourraient être privés de prestations sociales. Pour Itayi Viriri, porte-parole de l'OIM, même si elles ne sont pas connues en détail, les propositions britanniques posent problème. "Elles font des propriétaires des fonctionnaires de l'immigration, or je ne suis pas sûr que les propriétaires reçoivent la moindre formation leur permettant de procéder à ce type de vérifications en matière d'immigration", a-t-il dit à la presse. "En attendant d'avoir des précisions sur la manière exacte dont cela fonctionnera, on ne peut que dire que cela ne semble pas très praticable." (Stephanie Nebehay, Marc Angrand pour le service français)

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