L'offensive russe en Syrie exacerbe les critiques contre la « passivité » de Barack Obama

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Le Président des Etats-Unis Barack Obama le 17 janvier 2016 à la Maison Blanche.
Le Président des Etats-Unis Barack Obama le 17 janvier 2016 à la Maison Blanche.

A Ankara, comme à Washington ou dans les capitales arabes et européennes, le président américain est désigné comme responsable de l’ampleur de la catastrophe syrienne.

A qui la faute ? Face à la catastrophe syrienne, la tentation de désigner les coupables devient irrésistible. D’Ankara à Washington en passant par les capitales arabes et européennes, depuis quelques jours, le « blame game », comme disent joliment les anglophones, bat son plein. Et c’est vers le président des Etats-Unis que, partout, pointe le même doigt accusateur.

L’amertume à l’égard de la passivité présumée du chef de la Maison Blanche n’a d’égal que le désespoir qui commence à s’exprimer ouvertement, comme si l’on prenait subitement conscience d’une faillite collective. Les conséquences de ce drame sont pourtant là, béantes, visibles aux yeux du monde entier depuis quelque temps déjà : la destruction humaine et matérielle d’un pays, l’exode de millions de réfugiés, la Méditerranée fossoyeuse, le terrorisme exporté en Europe où le populisme sort renforcé de ce chaos. Ce qui est nouveau, c’est la victoire de la Russie.

En imposant, par un degré de force militaire que les Occidentaux n’ont pas osé employer, un renversement du rapport des forces en Syrie, le président Vladimir Poutine a créé un choc politique que les diplomates ont encore du mal à absorber. Le cynisme de la Russie qui, entrée en guerre en Syrie le 30 septembre 2015 sous prétexte de se joindre à la lutte contre l’organisation Etat islamique, a en réalité essentiellement œuvré pour renforcer le régime de Bachar Al-Assad et laminer l’opposition des rebelles, a produit une étonnante sidération. La violence d...

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