L'offensive de Boko Haram à Bosso a fait 50.000 déplacés - HCR

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    DAKAR, 7 juin (Reuters) - L'offensive lancée vendredi par 
Boko Haram contre la ville de Bosso, dans le sud-est du Niger, a 
fait environ 50.000 déplacés, a dit mardi l'Agence des Nations 
unies pour les réfugiés (HCR). 
    Les habitants prennent majoritairement la direction de 
Toumour, à une trentaine de km à l'ouest de Bosso, d'autres 
poursuivent vers la ville de Diffa ou plus au nord vers 
Kabelawa, où un camp de réfugiés d'une capacité de 10.000 
personnes est déjà proche de la saturation, a expliqué le HCR 
dans un communiqué.  
    Cet exode ne fait qu'aggraver une situation déjà 
préoccupante dans l'ensemble de la région de Diffa, située près 
du lac Tchad, aux confins du Niger, du Nigeria, du Cameroun et 
du Tchad, où la secte islamiste a mené plus de trente attaques 
depuis le début de l'année, selon les Nations unies.  
    Le mois dernier, le gouvernement nigérien chiffrait à plus 
de 240.000 le nombre de personnes déplacées dans la région. 
    Le sort des personnes obligées de fuir les violences à Bosso 
suscite une "grande inquiétude", a souligné l'agence onusienne. 
"L'insécurité et les difficultés d'accès entravent depuis 
longtemps les opérations humanitaires dans certaines parties de 
la région de Diffa, même si Bosso est le seul secteur où nous ne 
sommes par directement impliqués dans des projets." 
    Boko Haram s'est emparé vendredi de Bosso après un assaut 
qui a coûté la vie à trente soldats nigériens et deux soldats 
nigérians, l'attaque la plus meurtrière de la secte islamiste au 
Niger depuis avril 2015.   
    L'armée nigérienne a dit samedi avoir repris le contrôle de 
la ville, mais selon son maire, Bosso est repassée aux mains des 
islamistes dans la nuit de dimanche à lundi.   
    Boko Haram, qui a lancé une insurrection dans le nord-est du 
Nigeria en 2009, a prêté allégeance l'an dernier à 
l'organisation djihadiste Etat islamique. 
    Les violences commises par le groupe extrémiste nigérian ont 
fait des milliers de morts et 2,1 millions de déplacés.     
 
 (Nellie Peyton; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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