L'OCDE ne voit pas d'embellie en France sur le front du chômage

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PAS D'EMBELLIE EN FRANCE SUR LE CHÔMAGE, DIT L'OCDE
PAS D'EMBELLIE EN FRANCE SUR LE CHÔMAGE, DIT L'OCDE

PARIS (Reuters) - La croissance économique sera insuffisante pour faire baisser le chômage dans les deux ans qui viennent en France et la dette publique au sens de Maastricht devrait monter à 101,8% du produit intérieur brut en 2016, prévoit l'OCDE.

Dans ses prévisions économiques d'automne publiées mardi, l'Organisation de coopération et développement économiques estime néanmoins "appropriée" la décision prise par la France, comme par l'Italie, de ralentir le rythme de consolidation de ses finances publiques pour tenir compte de l'environnement actuel de faible croissance.

Pour la France, elle table sur une croissance de 0,4% cette année, qui passerait à 0,8% en 2015 puis 1,5% en 2016.

Les anticipations de l'OCDE sont ainsi proches de celles publiées au début du mois par la Commission européenne (0,3%, puis 0,7% et 1,5%) et sensiblement en dessous de celles du gouvernement français (0,4% puis 1,0% et 1,7%).

La France ferait moins bien que la zone euro, pour laquelle l'OCDE table sur une croissance de 0,8% cette année puis 1,1% en 2015 et 1,7% en 2016.

Pour l'OCDE, l'économie française devrait bénéficier d'une amélioration de l'environnement mondial, de la baisse de l'euro et des prix de l'énergie ainsi que du ralentissement "significatif" de la consolidation des finances publiques.

Mais elle s'inquiète de la faiblesse du secteur de la construction et estime que l'impact des réformes mises en oeuvre cette année, s'il devrait être notable, ne se fera sentir qu'à moyen terme.

Pour toutes ces raisons, l'OCDE n'entrevoit pas d'amélioration sur le front de l'emploi, anticipant un taux de chômage de 9,9% cette année en France métropolitaine, puis de 10,1% en 2015 avant de revenir à 10,0% en 2016.

S'agissant du déficit public, le ralentissement annoncé de la consolidation budgétaire le porterait à 4,3% du PIB l'an prochain puis 4,1% en 2016 contre 4,3% puis 3,8% prévu par le gouvernement dans sa dernière trajectoire.

L'impact serait important sur la dette publique de la France au sens de Maastricht, qui dépasserait la valeur du PIB en 2016 pour s'inscrire à 101,8% de celui-ci, après 99,3% en 2015.

Le gouvernement français table dans ses plus récentes prévisions sur une dette à 97,2% du PIB en 2015 puis 98,0% en 2016.

(Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey)

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  • ccondem1 le mardi 25 nov 2014 à 12:27

    Le Cac n'en a cure !

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