L'OCDE évalue le "coût considérable" de la pollution de l'air

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LE COÛT DE LA POLLUTION ÉVALUÉ À 6-9 MILLIONS DE DÉCÈS
LE COÛT DE LA POLLUTION ÉVALUÉ À 6-9 MILLIONS DE DÉCÈS

LONDRES (Reuters) - La pollution de l'air extérieur pourrait provoquer 6 à 9 millions de décès prématurés d'ici 2060 et coûter 1% du PIB mondial, soit quelque 2.600 milliards de dollars par an, prévient l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans un rapport sur les conséquences économiques de la pollution de l'air publié jeudi.

"Le nombre de vies écourtées en raison de la pollution de l'air est déjà terrifiante, et son augmentation potentielle dans les décennies à venir est effrayante", a déclaré Simon Upton, directeur chargé de l'environnement à l'OCDE.

En 2010, plus de trois millions de décès prématurés, en particulier parmi les personnes âgées et les enfants, ont été liés à la pollution de l'air extérieur. D'après les projections de l'OCDE, ce chiffre devrait doubler voire tripler d'ici 2060.

"Si ce n'était pas une raison suffisante pour agir, ce rapport montre que l'inaction aura aussi un coût économique considérable", a poursuivi Upton.

L'évaluation de l'OCDE prend notamment en compte l'explosion des coûts de la santé. En 2015, le coût annuel des soins de santé liés à la pollution atmosphérique a atteint 21 milliards de dollars. La facture annuelle passerait à 176 milliards du fait des frais médicaux supplémentaires et d'une augmentation des jours de congé maladie.

Le calcul des conséquences économiques de la pollution atmosphérique intègre aussi la baisse des rendements agricoles.

Les plus fortes hausses de mortalité due à la pollution de l'air sont attendues en Inde, en Chine, en Corée et dans des pays d'Asie centrale comme l'Ouzbékistan, où la croissance démographique et l'encombrement des villes exposent particulièrement la population.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Inde concentre à elle seule quatre des dix villes de la planète où la qualité de l'air est la plus mauvaise.

"Les taux de mortalité se stabiliseraient en revanche aux Etats-Unis et baisseraient dans la plupart des pays d'Europe occidentale, grâce en partie aux efforts déployés pour passer à des sources d'énergie et des modes de transport plus propres", écrit l'OCDE.

(Nina Chestney; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • ECP1988 il y a 6 mois

    Supprimer tous les machins dont parlait de gaulle (ONU, FMI, OCDE, BCE, EU ....) aurait l'inconvénient de ne plus faire financer les placards dorés de l'oligarchie qui profite allégrement du travail et de la pollution de ceux qui n'ont rien d'autre à faire que de travailler obéir consommer dans la logique de ce système en voie de décrédibilisation.

  • ECP1988 il y a 6 mois

    Il n'est pas nécessaire de dépenser de l'argent pour moins polluer , il suffit juste de réfléchir un peu plus loin que ne le suggère l'article en parlant de "modes de transport plus propres". Car on ne sait pas si c'est la voiture électro-nucléaire (qui ne fait que déplacer la pollution ) ou le vélo et l'usage des TC qui plaisent moins à la victime des 3000 spots publicitaires journalier qu'est le membre de la zone OCDE moyen.

  • manx750 il y a 6 mois

    pourtant moins élevé que le coût de fonctionnement de l'OCDE, quand on voit les salaires (non imposables) de son personnel fonctionnaire emploi garanti à vie et retraites faramineuses...