L'OCDE anticipe un chômage élevé jusqu'à fin 2013 au moins

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L'OCDE ANTICIPE UN CHÔMAGE ÉLEVÉ JUSQU'À FIN 2013 AU MOINS
L'OCDE ANTICIPE UN CHÔMAGE ÉLEVÉ JUSQU'À FIN 2013 AU MOINS

LONDRES (Reuters) - Le chômage va se maintenir à un niveau élevé dans les pays développés au moins jusqu'à la fin 2013, les jeunes et les travailleurs non qualifiés payant le prix le plus fort de la reprise économique la plus lente depuis quatre décennies, écrit mardi l'OCDE.

Le taux de chômage dans les 34 pays de l'OCDE devrait encore être de 7,7% à la fin de l'année, proche de son niveau du mois de mai (7,9%), laissant 48 millions de personnes sans emploi, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques dans son rapport annuel sur les perspectives de l'emploi.

La récente détérioration des perspectives économiques est une très mauvaise nouvelle pour le marché du travail, a déploré le secrétaire-général de l'OCDE.

"Il est impératif que les gouvernements utilisent tous les moyens à leur disposition pour aider les demandeurs d'emploi, en particulier les jeunes, en supprimant les obstacles à la création d'emplois et en investissant dans l'éducation et la formation professionnelle", a insisté Angel Gurria lors de la présentation du rapport au siège de l'OCDE, à Paris.

Les Etats doivent faire face à la crise de l'emploi avec des mesures de politique macroéconomique adaptées, dont des mesures immédiates pour stabiliser le système bancaire européen, avance le rapport. L'OCDE suggère également un assouplissement de la politique budgétaire dans la mesure où les gouvernements conservent une marge de manoeuvre.

Les défis auxquels sont confrontés les décideurs sont presque sans précédent, constate l'organisation :

- Trois ans après les premiers signes de reprise économique consécutifs à la crise financière mondiale, le taux de chômage n'était redescendu en mai 2012 que de 0,6 point de pourcentage par rapport à son pic historique de l'après-guerre atteint en octobre 2009 (8,5%).

- L'emploi des jeunes a reculé de près de 7 points par rapport au niveau général de l'emploi depuis le début de la crise, et celui des personnes non qualifiées de 5 points.

- L'emploi précaire a considérablement augmenté en raison de la réticence des entreprises à embaucher dans un climat d'incertitudes économiques.

- Les chômeurs de longue durée, qui comptaient pour 27% des demandeurs d'emploi avant la crise, sont désormais 35%, ce qui accroît le risque d'un chômage davantage structurel que conjoncturel en raison de l'érosion des compétences.

Alan Wheatley, Tangi Salaün pour le service français, édité par Natalie Huet

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