L'obscurité, mère de toutes les craintes

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PSYCHO - La peur du noir peut parfois persister longtemps à l'âge adulte. Décryptage

Le clic de l'interrupteur, la porte qui se referme doucement, des pas qui s'éloignent et puis… le noir. Un réservoir à monstres. La frayeur enfle dans l'ombre et dévore tout l'espace de la chambre. Seul un drap protecteur lui fait barrage. Ce souvenir d'enfance banal, c'est aussi le quotidien de Sophie, une «grande fille» de 32 ans, qui n'a pas réussi à se délester de sa peur du noir.

Terre d'élection des terreurs enfantines, l'obscurité effraie parfois aussi les «grands». «Les gens qui dorment avec la lumière allumée sont beaucoup plus nombreux que l'on ne le pense», relève le médecin psychiatre Antoine Pelissolo, responsable d'un centre spécialisé dans les troubles anxieux et phobiques à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

«Quand je vais me coucher, rien ne doit dépasser des draps ou alors ma lampe de chevet doit être allumée», avoue Matthieu. «Je m'endors avec les volets à demi ouverts pour laisser passer un peu de lumière dans la pièce

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