L'Italie veut réformer son réseau de services aux collectivités

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* Un tissu de plus de 8.000 compagnies régionales ou municipales * Matteo Renzi voudrait ramener ce nombre à un millier * Le gouvernement encouragera des privatisations ou regroupements * Des acteurs étrangers comme GDF Suez potentiellement intéressés par Stephen Jewkes MILAN, 28 août (Reuters) - Le gouvernement italien envisage une vaste consolidation de ses nombreuses entreprises de services aux collectivités en regroupant des compagnies locales ou régionales au sein de nouvelles entités plus puissantes, selon des sources haut placées. Le président du Conseil Matteo Renzi doit annoncer vendredi de nouvelles mesures pour redresser le pays et l'une d'elles devraient concerner les services aux collectivités, historiquement fragmentés dans la Péninsule. En Italie, plus de 8.000 fournisseurs de services aux collectivités sont contrôlés par des municipalités ou régions, dont 1.500 compagnies d'électricité. Matteo Renzi a dit récemment vouloir voir ce nombre de 8.000 ramené à environ un millier. "Le but est clair - Rome entend adresser un message fort pour que les petits opérateurs soient privatisés ou fusionnés au sein d'acteurs plus importants", a dit une source ayant eu accès aux documents préparatoires. La réforme, qui doit encore être approuvée en conseil des ministres, ferait l'objet d'un décret soumis au Parlement. Une proposition prévoit que les propriétaires de services publics de traitement de déchets seront encouragés à mettre en Bourse 60% de leur capital ou à céder des participations minoritaires à des partenaires industriels, a précisé une source ministérielle. Les sociétés publiques plus petites seront encouragées à fusionner avec des acteurs plus importants pour créer des entités ayant une masse critique, notamment dans le secteur de l'eau, selon les documents préparatoires. Ces derniers ne précisent pas si des groupes étrangers seraient autorisés à prendre des participations de contrôle. Certaines entreprises comme le français GDF Suez GSZ.PA ont manifesté de l'intérêt pour le marché italien des "utilities". EDF EDF.PA contrôle déjà Edison, la deuxième compagnie d'électricité italienne, et pourrait avoir d'autres visées dans le pays. Selon l'une des sources, le gouvernement aimerait que des entités régionales multi-services comme A2A A2.MI , Hera HRA.MI ou Acea ACE.MI servent d'exemple aux petits acteurs locaux. Hera, la compagnie de Bologne, a multiplié ces dernières années les acquisitions dans le nord-est du pays tandis que la compagnie régionale A2A a des intérêts à l'étranger, avec notamment 43,7% de la compagnie d'électricité monténégrine EPCG. "Rome veut se débarrasser des petits acteurs inefficaces et renforcer des opérateurs régionaux. Cela pourrait se faire avec l'aide de fonds d'investissements publics comme le Fonds pour la cohésion et le développement (Fondo per lo Sviluppo e la Coesione)", a dit l'une des sources. Le décret de vendredi pourrait comporter aussi des mesures pour encourager l'investissement dans l'exploration pétrolière et gazière afin d'améliorer la sécurité des approvisionnements du pays et réduire les importations. (avec Giulio Piovaccari, Véronique Tison pour le service français)


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