L'Italie perd sa jeunesse dans les urnes

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Ballottés par la crise, les jeunes ont suivi de loin la campagne et n'attendent pas grand-chose du vote de dimanche et lundi.

La pluie tombe drue sur le quartier romain de Cassia. Assise sur le divan du salon, dans l'appartement familial qui occupe un entresol humide, Camilla Crocetta contemple les vitres embuées en rêvant d'ailleurs. À 35 ans, cette cuisinière au chômage vit encore chez sa mère et donnerait beaucoup pour voler de ses propres ailes. Depuis dix ans qu'elle s'est lancée dans la vie active, la jeune femme alterne emplois au noir, stages mal payés et contrats précaires. «Les bons mois, je gagne un peu plus de 1 000 euros, sourit-elle, un peu lasse. Pas assez pour se payer un logement à Rome, même en colocation.»

Comme tant d'autres bamboccioni - ces jeunes adultes qui s'éternisent chez leurs parents en raison, notamment, de la crise économique -, Camilla se serait sans doute découragée depuis longtemps si la cohabitation prolongée...



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