L'Italie ne veut pas frapper en Syrie, veut une autre stratégie

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    ROME, 6 décembre (Reuters) - L'Italie n'a pas l'intention de 
rejoindre la coalition combattant le groupe Etat islamique en 
Syrie sous l'égide des Etats-Unis, a déclaré dimanche Matteo 
Renzi, estimant que l'actuelle campagne de frappes aériennes ne 
fera qu'ajouter au chaos dans la région. 
    L'opposition italienne a exhorté le chef du gouvernement de 
centre gauche à suivre l'exemple de la France, de la 
Grande-Bretagne ou de l'Allemagne en autorisant des missions en 
Syrie mais le président du Conseil exclut cette hypothèse dans 
une interview au Corriere della Sera. 
    L'Italie ne craint pas d'avoir un rôle marginal, dit-il en 
réponse aux critiques de l'opposition.  
    "Si être protagoniste signifie courir après les 
bombardements des autres, alors je dis: non merci. Nous avons 
déjà donné. L'Italie a utilisé cette stratégie en Libye en 2011. 
A la fin, nous nous sommes rangés à contrecoeur sur la position 
de (Nicolas) Sarkozy. Quatre années de guerre civile en Libye 
démontrent que ce ne fut pas un choix heureux. Aujourd'hui, nous 
avons besoin d'une autre stratégie", ajoute-t-il.   
    "La position de l'Italie est claire et solide. Nous devons 
anéantir les terroristes, et non pas satisfaire les 
commentateurs. Ce dont nous n'avons pas besoin, c'est d'une 
multiplication des réactions à chaud sans vision stratégique. 
Nous pouvons tout nous permettre à l'exception d'une nouvelle 
Libye." 
    Matteo Renzi a souligné que l'armée italienne était engagée 
dans de nombreuses missions de maintien de la paix à l'étranger, 
y compris en Afghanistan, au Kosovo, au Liban et en Somalie. 
 
 (Crispian Balmer; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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