L'Italie lance la chasse aux casseurs

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Le ministre de l'Intérieur italien pourrait exhumer une loi datant des années de plomb.

Acrobax, Gramigna, Caos, Askatasuna, Corsaires: ces noms exotiques désignent des «centres sociaux» perçus en Italie comme des pépinières de violence politique. C'est de là que sont partis les Black Blocs qui ont dévasté Rome, samedi dernier. Ces trois derniers jours, la police a effectué plus d'un millier de perquisitions dans dix-sept villes. Saisissant un lot important de barres de fer, frondes, casques, vêtements noirs, l'attirail des casseurs. Treize ultras ont été arrêtés, dont six mineurs. Mardi, un étudiant romain de 24 ans issu d'une famille bourgeoise, Fabrizio Filippi, a été appréhendé devant son domicile. Il avait été pris en photo, un foulard sur le nez, le torse nu, projetant avec violence un extincteur contre les forces de l'ordre. «Je voulais éteindre un incendie», a-t-il trouvé comme excuse. La photo a fait le tour du monde.

Pieds-de-biche et pavés

L'enquête s'oriente vers les milieux «anarcho-insurrectionnels». Ce mouvement violent appar

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