L'Italie lance l'introduction d'Enav malgré les turbulences

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ROME LANCE LE PROCESSUS DE PRIVATISATION DU GROUPE DE CONTRÔLE AÉRIEN ENAV
ROME LANCE LE PROCESSUS DE PRIVATISATION DU GROUPE DE CONTRÔLE AÉRIEN ENAV

MILAN (Reuters) - Le Trésor italien a donné jeudi le coup d'envoi de l'introduction en Bourse du groupe public de contrôle aérien Enav malgré le climat d'incertitude et de volatilité qui règne sur les marchés depuis le vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Rome a toutefois opté pour une valorisation située dans le bas des estimations initiales établies par les banques chargées du dossier.

Le gouvernement de Matteo Renzi s'est fixé pour objectif huit milliards d'euros de recettes de privatisation pour 2016 et Enav sera le premier actif mis sur le marché depuis le début de l'année. L'opération pourrait faire rentrer plus de 800 millions d'euros dans les caisses de l'Etat.

Mais avec la baisse de la Bourse de Milan et le report de la privatisation de la compagnie ferroviaire publique Ferrovie dello Stato, l'objectif gouvernemental nécessitera une accélération du programme pour que l'objectif reste réalisable.

Le Trésor mettra initialement en vente 42,5% du capital d'Enav mais la cession atteindra 46,6% en cas d'exercice de l'option de surallocation ("greenshoe").

La fourchette de prix d'introduction va de 2,90 à 3,50 euros. L'offre publique de vente, dont 90% sont réservés aux investisseurs institutionnels, débutera lundi, 11 juillet, et sera close le 21.

Rome prévoyait au départ de lancer l'opération le 4 juillet mais l'a retardée de quelques jours en raison des turbulences boursières provoquées par le Brexit. Un report à septembre a en revanche été écarté.

"Nous avons décidé de lancer la privatisation, même dans un contexte post-Brexit, parce que nous croyons à la valeur du groupe et à l'attractivité des marchés financiers italiens", a déclaré jeudi Fabrizio Pagani, un haut responsable du ministère de l'Economie.

La fourchette de prix retenue correspond à une valorisation maximale de 1,896 milliard d'euros alors que les banques conseils du Trésor l'avaient initialement estimée entre 1,8 et 2,5 milliards.

(Francesca Landini, avec Stephen Jewkes; Marc Angrand pour le service français)

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