L'Italie en récession : Matteo Renzi se prend une claque

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Matteo Renzi, président du Conseil italien, s'était concentré sur les réformes institutionnelles. Il est rattrapé par la réalité économique.
Matteo Renzi, président du Conseil italien, s'était concentré sur les réformes institutionnelles. Il est rattrapé par la réalité économique.

C'était dans l'air, mais les chiffres officiels de la croissance italienne révélés mercredi vont au-delà des pires prévisions de Matteo Renzi. Le PIB de la péninsule a chuté de 0,2 % au second trimestre 2014, alors qu'il avait déjà baissé de 1 % au premier semestre. L'Italie est donc techniquement en récession. Et c'est toute sa copie économique que le gouvernement doit revoir. Alors que l'exécutif comptait sur une croissance de 0,8 % pour 2014, cette dernière ne sera que de 0,3 %... si tout va bien. Le ministre de l'Économie Carlo Padoan a exclu un correctif budgétaire ou la mise en place de nouveaux impôts pour 2014 et affirmé que le rapport déficit/PIB ne dépasserait pas le seuil fatidique des 3 %. Mais son vice-ministre a déjà quantifié "entre 6 et 8 milliards" d'euros le trou qu'il faudra combler en 2015 pour boucler le budget.Une situation de préalarme que le Trésor avait anticipée en levant des capitaux avant que les taux d'intérêt ne sanctionnent les incertitudes qui pèsent sur l'économie italienne - la Bourse a chuté mercredi de 2 % et le différentiel avec les bons du Trésor allemand (le "spread") grimpé de 10 points. Les regards se portent désormais sur le déficit, qui a déjà atteint en mai le chiffre record de 2 166 milliards d'euros, soit 100 milliards de plus qu'en décembre 2013. Pour l'opposition, ce ne sont pas 6 ou 8 milliards qu'il faudra trouver en 2015, mais 30 milliards, et les fonctionnaires de la Troïka...

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