L'Italie championne des écoutes

le
0
Flirtant parfois avec l'illégalité, les magistrats transalpins auraient mis sur écoute 30 millions de citoyens depuis dix ans, dont le plus en vue d'entre eux, Silvio Berlusconi.

La Chambre des députés a repris cette semaine l'examen d'un projet de loi restreignant la divulgation et la publication des écoutes téléphoniques effectuées dans le cadre d'une enquête judiciaire. Le texte était encalminé au Parlement depuis un an. Silvio Berlusconi, qui se dit victime d'un «coup d'État judiciaire», espère le voir approuver dans les 90 jours.

Le président du Conseil justifie ce texte par l'usage anormal que les parquets feraient des écoutes téléphoniques. Un usage sans comparaison avec les autres démocraties occidentales. Selon l'institut de recherches Eurispes, 30 millions d'Italiens ont été mis sur écoute en dix ans, pour un coût annuel dépassant 300 millions d'euros.

Silvio Berlusconi en sait quelque chose. Dans l'enquête de Bari sur le recrutement de call-girls pour servir ses appétits sexuels, pas moins de 10 000 conversations ont été enregistrées en trois ans et leur contenu retranscrit dans le dossier d'accusation : «Même les

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant