L'ISR hésite toujours sur le choix des doctrines

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(NEWSManagers.com) - Il n'existe pas de définition universelle de l'investissement socialement responsable (ISR) et trois méthodologies, au moins, se disputent les faveurs des gestionnaires, en la matière, entre l'exclusion, le " best-in-class" et l'engagement, avec des variantes intermédiaires. Tel pourrait être le constat à l'issue d'une table ronde organisée à Paris par le belge Petercam, en présence de Grégoire Cousté, délégué dénéral du FIR (Forum pour l'Investissement Responsable), manifestation qui a porté sur les méthodologies, les notations, le reporting et l'obligataire.

Tous les participants sont d'accord en tout cas pour constater que l'ISR demeure pour l'instant, en France comme en Belgique un sujet qui interpelle très majoritairement (jusqu'à 90 %) les institutionnels. Et qu'il reste très difficile de prouver l'existence du " double alpha" , l'extra-financier et le financier, même si désormais personne ne reproche plus à l'ISR un retard de performance sur la gestion traditionnelle, ce qui constitue une évolution majeure observée ces deux dernières années.

Ophélie Mortier, coordinatrice ISR de Petercam, a indiqué que le gestionnaire belge, signataire des Principes de l'investissement responsable des Nations Unies ou UN-PRI, combine " best-in-class" et exclusion (tabac, alcool, pornographie, plus les critères retenus par le Government Pension Fund - Global norvégien) pour produire des fonds ISR et durables. Pour les actions, l'encours du Petercam Equities Europe sustainable représentent environ 10 % de celui du fonds actions Europe, tandis qu'après un triplement depuis le début de l'année à quelque 250 millions d'euros, les actifs gérés dans le Petercam L Bonds Government Sustainable, un fonds de " govies" , s'inscrivent dans un encours obligataire de 8 milliards d'euros.
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