L'Islande prête à vibrer jusqu'au bout de la nuit

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Reykjavik (Islande) De nos envoyés spéciaux LES ISLANDAIS ne sont pas très charitables, mais, au moins, ils ne manquent pas d'humour. Quand une grande enseigne de sport de la capitale, Reykjavik, veut brader ses derniers maillots de l'Angleterre, elle les cède à moitié prix avec cette affichette : « Brexit, 50 % ». En revanche, pour les maillots de l'équipe nationale, ce n'est pas la peine de chercher. C'est bien simple, il n'y en a plus un seul dans tout le pays. « Nous sommes en rupture de stock depuis une semaine, explique Sara Kristinsdottir, vendeuse d'une des quatre enseignes Utilif de Reykjavik. Je ne passe pas une minute sans que des clients viennent me réclamer un maillot. J'attendais une livraison hier (NDLR : vendredi), mais elle n'est pas venue. On espère en recevoir demain (aujourd'hui) ou lundi au mieux. » La tunique bleue a beau se vendre 87 EUR pour les adultes et 80 EUR pour les enfants, les Islandais se les sont arrachées et la marque italienne Errea n'a pas pu suivre. On évoque une augmentation des ventes de 1 800 % : un best-seller. Cette frénésie pour les maillots n'est qu'une des manifestations de la passion dévorante que nourrissent les Islandais pour leur Strákarnir Okkar (le surnom de la sélection). Celle-ci n'est pourtant pas visible au premier coup d'oeil. Quand on débarque dans cette île, située à la limite du cercle polaire et mordue par les vents du Groënland, le voyageur est loin de percevoir les sonorités du clapping des fans islandais. Il y a bien ces kakémonos à l'effigie des joueurs sur Austurstraeti, l'une des artères passantes de la ville, et ces petits drapeaux dans les devantures des magasins, mais rien qui rappelle la furia niçoise en référence au succès (2-1) contre l'Angleterre en 8 es de finale. « C'est vrai que cela ne se voit pas trop dans les rues, car les Islandais ne sont pas un peuple ...

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