L'ISF, un impôt hybride contre-productif

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À droite comme à gauche, des voix s'élèvent pour dénoncer l'ISF.
À droite comme à gauche, des voix s'élèvent pour dénoncer l'ISF.

Dans une approche classique, les prélèvements obligatoires, nécessaires au financement de la dépense publique, sont censés avoir un effet neutre sur le comportement des agents économiques. Ainsi ne doivent-ils pas venir diminuer l'efficience de la "main invisible" chère à Adam Smith. L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) déroge clairement à ce principe ancestral en arrêtant nombre d'exonérations totales (à l'image des actifs professionnels), voire partielles (à l'exemple de la résidence principale). Selon une seconde logique, l'imposition peut être utilisée par le législateur pour orienter le comportement des contribuables. Cette approche constitue même une justification historique de l'ISF. Ainsi pour les physiocrates convient-il de taxer le capital - facteur rare de production - pour contraindre leur détenteur à en assurer la plus grande efficience. L'ISF ne respecte pas plus cette logique en exonérant par exemple les oeuvres d'art, privilégiant, ce faisant, le capital le moins productif.

À l'analyse, l'ISF s'avère un impôt essentiellement symbolique, au rendement limité (4,3 milliards d'euros en 2013), voire négatif en intégrant les comportements induits. L'ISF constitue, en effet, une des principales motivations des expatriations fiscales, génératrices de massives pertes de TVA, d'impôt sur le revenu, de droits de succession... et d'imposition sur le capital. Ce caractère symbolique ressort clairement de son taux marginal...

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  • idoine37 le mercredi 14 mai 2014 à 14:41

    comment se fait-il que l'isf a disparu de quasi ts les pays? Ils ont compris son effet néfaste. Mais pour satisfaire tous les envieux et donc garder ses troupes, le gouvernement socialiste conserve cet impôt ridicule. Finalement il est très mal vu en France de travailler et de gagner de l'argent honnêtement. Par contre on envie et admire ceux qui ne fichent rien et qui vivent benoîtement au crédit des autres. On n'est pas loin des pays en voie de sous-développement....mais tout se paie un jour

  • M8603854 le lundi 12 mai 2014 à 13:20

    La meilleure stratégie de l'évitement des effets négatifs de l'ISF, c'est de s'enrichir davantage, pas de chouiner!

  • M8603854 le lundi 12 mai 2014 à 13:19

    Le capital doit être incité au risque, pas à la rente. Mais ce sera difficile d'harmoniser dans ce sens l' Europe fiscale dans un contexte démographique de vieillissement accéléré. Votez bien le 25!

  • uran le lundi 12 mai 2014 à 13:08

    L'ISF en soi n'est pas un spécialement mauvais pour une raison très simple c'est que je ne le paie pas. Cela ne m’empêche pas d'avoir une pensée émue pour un copain qui lui a la chance de le payer et la malchance de ne pas être assez riche pour choisir l'exil ou tout au moins mettre en place une stratégie d'évitement. Une autre pensée émue pour tous ceux qui sont dans la même situation.

  • stricot le lundi 12 mai 2014 à 12:21

    Marre de ces articles complètement partisans et médiocres repris jour après jour sur Bourso... L'ISF en soi n'est pas spécialement mauvais, c'est la multitude de ponctions et d'exonérations et d'exceptions qui rend le système fiscal frnaçais inefficient. En soi, taxer un minimum ceux qui peuvent vivre grassement sans rien produire (en vivant de leur capital), n'est pas incohérent. Est-ce que les Suisses se plaignent de leur impôt sur les actifs?

  • uran le lundi 12 mai 2014 à 12:18

    Supprimer l'ISF c'est perdre les élections. La France est probablement l'un des pays où les gens sont les plus envieux. Tout impôt que l'on ne paie pas, mais qui est payé par les autres est par principe un bon impôt.

  • c.monti1 le lundi 12 mai 2014 à 11:58

    Si on enlève l’idéologie t la jalousie ...Je peux vous dire que voir largement plus de la moitié des gains partir dans le clientélisme mis en oeuvre par nos politique pour obtenir des bulletins asservis me gave grave.Le bouclier à 50% maxi d'impot ne me semblait pas si injuste que cela, d'ailleurs la question de partir pour pression fiscale n'est vraiment plus anecdotique dans notre pays. Ce n'est pss en faisant fuir l'argent que nous créerons de la richesse.

  • M4426670 le lundi 12 mai 2014 à 11:01

    L'ISF est l'impot le plus démagogique qui soit. C'est d'ailleurs sa seule raison d'être.