L'Irlande devrait différer des réformes si l'activité stagne

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DES RÉDUCTIONS BUDGÉTAIRES POURRAIENT ÊTRE REPOUSSÉES EN IRLANDE, SELON LE FMI
DES RÉDUCTIONS BUDGÉTAIRES POURRAIENT ÊTRE REPOUSSÉES EN IRLANDE, SELON LE FMI

WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international a estimé mardi que l'Irlande pourrait être contrainte de repousser certaines des mesures de réductions budgétaires exigées dans le cadre de son plan de sauvetage, en cas de ralentissement plus marqué que prévu de l'économie irlandaise en 2013.

Le FMI, qui a contribué à une aide internationale de 85 milliards d'euros, estime que Dublin a jusqu'ici affiché "une politique de mise en oeuvre (des réformes) constante", respectant les termes du plan d'aide en dépit d'un ralentissement de la croissance cette année.

Le Fonds a ainsi accepté lundi de verser une tranche d'aide de 1,2 milliard de dollars, portant le soutien apporté jusqu'ici à Dublin à 25 milliards de dollars.

Mais si, jusqu'ici, le FMI juge que l'Irlande a rempli ses objectifs exigés par le programme d'aide, il estime que le gouvernement pourrait désormais rencontrer des difficultés à remplir ses objectifs de ratio dette/PIB. Ce ratio, qui reflète la viabilité de la dette, devrait atteindre 122% en 2013.

Le FMI prévoit en effet que la croissance de l'Irlande ralentira à 1,1% en 2013, avant d'atteindre 2,2% l'année suivante.

Selon le FMI, l'économie irlandaise pourrait souffrir des retombées économiques du programme d'austérité, mais également du ralentissement économique de ses principaux partenaires commerciaux, ou encore d'un niveau d'endettement des ménages élevé.

"Si la croissance devait être décevante l'année prochaine, toute consolidation budgétaire supplémentaire devrait être reportée à 2015 pour préserver la croissance", a déclaré David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI, dans un communiqué.

La mise en oeuvre méthodique du plan d'austérité irlandais, qui court encore sur au moins trois ans, a jusqu'ici forcé l'admiration des investisseurs, contribuant à faire baisser les rendements de la dette souveraine.

Anna Yukhananov, Catherine Monin pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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