L'Iran voit la Grèce comme débouché pour son pétrole en Europe

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L'IRAN VOIT LA GRÈCE COMME DÉBOUCHÉ POUR SON PÉTROLE EN EUROPE
L'IRAN VOIT LA GRÈCE COMME DÉBOUCHÉ POUR SON PÉTROLE EN EUROPE

ATHÈNES (Reuters) - L'Iran pense que la Grèce peut être un point d'entrée pour son retour sur le marché européen du pétrole à la suite de la levée des sanctions internationales, a déclaré le ministre grec de l'Energie vendredi, à l'issue d'une rencontre à Athènes avec le vice-ministre du Pétrole iranien.

Panos Skourletis a dit avoir discuté avec Amir Hossein Zamaninia d'une reprise par la Grèce de ses achats de pétrole en provenance d'Iran.

Hellenic Petroleum, numéro un du raffinage grec, était un important acheteur de brut iranien, qui représentait environ 20% des importations de pétrole des pays du sud de l'Europe avant les sanctions imposées à Téhéran en 2011 en raiosn de son programme nucléaire.

"Ils (l'Iran) sont tout à fait bien disposés vis-à-vis de la Grèce et pensent que la Grèce peut être un point d'entrée pour leur retour sur le marché", a dit à Reuters le ministre grec, ajoutant que les deux pays avaient de bonnes relations.

Les deux ministres ont également assisté à des négociations plus larges entre les représentants d'Hellenic Petroleum et la compagnie pétrolière nationale iranienne NIOC. Selon les estimations, Hellenic Petroleum doit 550 à 600 millions de dollars (508-555 millions d'euros) à l'Iran pour du pétrole acheté avant les sanctions, mais que le pays n'a pas pu payer lorsque l'embargo international a été mis en place.

Panos Skourletis a jugé que les deux parties étaient d'accord pour qu'Hellenic Petroleum rembourse sa dette maintenant que les sanctions sont levées et s'est dit optimiste sur leur capacité à conclure un accord sur la question.

"Ils ont dit que (le règlement de) la dette pouvait ouvrir la voie à une relance de notre coopération", a-t-il déclaré , ajoutant que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, devait se rendre en Iran le mois prochain.

L'Iran vendait jusqu'à 800.000 barils par jour (bpj) aux raffineurs européens, en Italie, en Espagne et en Grèce, avant les sanctions qui ont pesé sur le pays au cours des cinq dernières années.

Téhéran s'est déclaré dimanche prêt à relever ses exportations de brut de 500.000 bpj, quelques heures après la levée des sanctions avec l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire conclu en juillet dernier avec les grandes puissances.

Mais les compagnies pétrolières européennes et les maisons de négoce ne se précipitent pas pour en acheter en raison des incertitudes juridiques qui pourraient peser encore pendant des semaines sur la levée des sanctions.

(Angeliki Koutantou, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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