L'Iran, un allié de circonstance pour al-Qaida

le
0
SEPTEMBRE 2001, 10 ANS APRÈS - Depuis le milieu des années 1990, la mouvance terroriste a noué une alliance apparemment contre nature avec Téhéran.

Oussama Ben Laden le répétait à ses partisans: «Plusieurs pays ne doivent pas être visés par nos opérations, la Syrie et l'Iran notamment, car ils sont des points de passage pour les djihadistes en route vers nos camps en Afghanistan», se souvient Nasser al-Bahri, son ancien garde du corps.

L'ex-chef de la mouvance terroriste, d'inspiration sunnite radicale, abhorrait pourtant les «hérétiques» chiites défendus par Téhéran. Mais si al-Qaida épargna l'Iran, c'est au nom du principe bien ancré au Moyen-Orient, selon lequel «l'ennemi de mon ennemi est mon ami». En clair, contre le même adversaire - les États-Unis -, Ben Laden et les dirigeants iraniens préféraient taire leurs divisions et coopérer plutôt que de s'affronter.

Nouée au milieu des années 1990 depuis le refuge soudanais de Ben Laden, cette alliance apparemment contre nature s'est renforcée après les attentats du 11-Septembre. À Kandahar, les cadres d'al-Qaida sont alors en fuite. Ben Laden se perd

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant