L'Iran s'enfonce dans la dictature policière

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Alors que Téhéran reprend vendredi ses discussions avec l'Occident sur le nucléaire, le pouvoir durcit son contrôle social.

De notre envoyé spécial à Téhéran

Aux quatre coins du pays, les sentinelles veillent sur la jeunesse rebelle. «Dans les universités, de plus en plus de miliciens bassidjis assistent aux cours, sans avoir à passer les examens», peste Mohsen, un étudiant, qui pointe une autre dérive: ces va-nu-pieds à la solde de la République islamique ont pris en main la sécurité de chaque établissement, en lieu et place de la police.

Reliés directement au guide et numéro un du régime, Ali Khamenei, les bassidjis sont la force montante du pouvoir, après avoir été en première ligne dans la répression des manifestations qui ont suivi l'élection truquée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République en juin 2009. Depuis, pour survivre, l'Iran s'enfonce dans la dictature policière. Aux côtés des bassidjis, les services de renseignements (Vevak) dominent la scène, y compris dans les ministères, et jusqu'au dispositif de protection des scientifiques impliqués d

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