L'Iran menace de se retirer des discussions sur la Syrie

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(Précisions, déclarations, contexte) DUBAI, 2 novembre (Reuters) - L'Iran se retirera des pourparlers sur la Syrie s'il juge que ceux-ci ne sont pas constructifs, a déclaré lundi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, en déplorant le rôle "négatif" de l'Arabie saoudite. "Lors de la première séance de discussions, certains pays, en particulier l'Arabie saoudite, ont joué un rôle négatif et non constructif", a déclaré le vice-ministre cité par l'agence de presse Isna. "L'Iran ne participera pas aux discussions si elles ne sont pas constructives." Les représentants de 17 pays, dont les Etats-Unis, la Russie, l'Iran et l'Arabie saoudite, se sont réunis vendredi à Vienne pour discuter de l'avenir de la Syrie après plus de quatre ans et demi de guerre. ID:nL8N12U4NZ Ils ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur le sort à réserver au président syrien Bachar al Assad, soutenu par l'Iran. C'était la première fois qu'Iraniens et saoudiens se retrouvaient à la même table pour parler de la guerre en Syrie. Samedi, lors d'une réunion à Bahreïn sur les questions de sécurité dans la région, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Djoubeïr, a déclaré que les discussions achoppaient sur le calendrier du départ d'Assad et sur celui du retrait des forces étrangères présentes en Syrie. A ce sujet, le chef de la diplomatie saoudienne a présenté les troupes iraniennes qui seraient engagées aux côtés de l'armée gouvernementale syrienne comme "une force d'occupation". Le ministre saoudien "a surtout insisté sur le sort du président légitime de la Syrie (...) au lieu de parler du sort du peuple syrien", a déploré lundi Hossein Amir Abdollahian. Il a affirmé qu'il n'y avait pas de combattants iraniens en Syrie, seulement "des conseillers militaires envoyés sur place à la demande du gouvernement syrien pour combattre le terrorisme". "L'Arabie saoudite n'a pas à se mêler de la façon dont la République islamique combat le terrorisme", a-t-il ajouté. Selon des sources dans la région, de centaines de soldats iraniens sont arrivés depuis un mois en Syrie pour participer à des offensives contre les insurgés dans l'ouest et le nord-ouest du pays. (Bozorgmehr Sharafedin; Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français)

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