L'Iran évoque une hausse modérée de sa production de pétrole

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    par Nidhi Verma 
    NEW DELHI, 6 janvier (Reuters) - L'Iran souhaite éviter une 
guerre des prix avec les autres producteurs de pétrole et ne 
relever ses exportations que progressivement après la levée des 
sanctions internationales à son encontre, a déclaré à Reuters un 
responsable de la compagnie pétrolière publique iranienne. 
    Ces propos traduisent un changement de ton par rapport à la 
volonté exprimée jusqu'à présent par la République islamique, 
dont les réserves de pétrole sont parmi les plus importantes au 
monde, de relever au maximum ses exportations dès que possible. 
    "Nous ne voulons pas déclencher une sorte de guerre des 
prix", a déclaré Mohsen Qamsari, directeur général pour les 
affaires internationales de la National Iranian Oil Company 
(NOIC), interrogé au téléphone par Reuters. 
    "Nous serons plus subtils dans notre approche et pourrions 
augmenter notre production progressivement", a-t-il poursuivi. 
"Je dois dire qu'il n'y a plus de marge pour pousser davantage 
les prix à la baisse, étant donné leur niveau actuel." 
    Le marché pétrolier est en situation d'excédent d'offre, ce 
qui a fait plonger les cours à des plus bas de 11 ans, le Brent 
 LCOc1  se traitant sous les 36 dollars le baril mercredi vers 
09h30 GMT. 
    Mohsen Qamsari n'a pas précisé comment l'Iran pourrait 
modérer le redressement de ses exportations mais il a dit que 
Téhéran ne proposerait plus de rabais supplémentaires pour 
attirer des clients. 
    Les exportations iraniennes de brut sont tombées à environ 
un million de barils par jour (bpj) contre un pic à quasiment 
trois millions de bpj en 2011, avant l'entrée en vigueur de 
nouvelles sanctions occidentales sur le secteur pétrolier 
iranien. 
    L'Iran avait précédemment exprimé la volonté d'augmenter sa 
production de 500.000 bpj dès la levée des sanctions et de 
500.000 bpj supplémentaires peu après. 
    L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont 
l'Iran est membre, privilégie la défense de ses parts de marché 
et a décidé de maintenir ses quotas de production, ce qui a 
contribué à l'effondrement des cours. 
    Cette stratégie est dictée notamment par l'Arabie saoudite, 
dont les relations avec l'Iran viennent de se dégrader au point 
que Ryad a rompu diplomatiquement avec Téhéran. 
    Le représentant de l'Iran auprès de l'Opep, Mehdi Asali, a 
déclaré mercredi que ces tensions géopolitiques n'auraient qu'un 
impact de court terme et que la surabondance de l'offre était la 
"principale menace" pesant sur le marché mondial, rapporte 
l'agence de presse du ministère iranien du Pétrole, Shana. 
    Aux yeux de ce responsable, il revient aux pays ayant 
augmenté leur production lorsque des sanctions ont été imposées 
à l'Iran en 2012 de l'abaisser à présent pour stabiliser le 
marché. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 

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