L'Iran douche l'espoir d'un accord rapide, le pétrole rechute

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RECHUTE DES COURS PÉTROLIERS APRÈS LES DÉCLARATIONS IRANIENNES
RECHUTE DES COURS PÉTROLIERS APRÈS LES DÉCLARATIONS IRANIENNES

LONDRES (Reuters) - Les cours du pétrole rechutent lourdement lundi après de nouvelles déclarations iraniennes qui ont refroidi les espoirs que les grands producteurs parviennent dans un avenir proche à s'entendre sur un gel de la production à ses niveaux de janvier.

Le baril de Brent mer du Nord est repassé sous le seuil des 40 dollars et perd 2,9% à 39,23 dollars vers 14h30 GMT, après avoir nettement rebondi ces dernières semaines dans l'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire mondiale.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) passe de son côté sous la barre des 37 dollars, en baisse de 4,05% à 36,94 dollars le baril.

"Le pétrole baisse parce que les Iraniens ont dit qu'ils ne participeraient au gel de la production qu'une fois atteints les quatre millions de barils (équivalent pétrole) par jour", souligne Tamas Varga, analyste pétrolier chez PVM Oil Associates, en référence aux propos tenus ce week-end par le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.

Trois sources au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont indiqué lundi à Reuters que la prochaine réunion entre pays producteurs sur un projet de gel de la production aurait sans doute lieu mi-avril à Doha.

Le projet initial prévoyait une réunion le 20 mars en Russie mais des sources proches du dossier avaient déclaré la semaine dernière qu'il était improbable qu'elle ait lieu.

A l'issue d'une réunion qui s'est tenue lundi à Téhéran avec son homologue iranien, le ministre russe du pétrole, Alexander Novak, a confirmé que l'Iran insistait toujours sur sa volonté d'un rattrapage de sa production avant d'envisager un gel, tout en affirmant que la réunion entre grands producteurs Opep et non-Opep devrait bien avoir lieu en avril, peut-être à Doha.

L'Arabie saoudite, pilier de l'Opep, et la Russie, producteur majeur extérieur à l'organisation, ont annoncé le mois dernier un accord pour geler leur production à son niveau de janvier dans le but de soutenir les prix, à condition que d'autres pays fassent de même.

Cet accord a été salué par plusieurs pays du Golfe appartenant à l'Opep, comme le Koweït et les Emirats arabes unis, mais l'Iran, troisième producteur du cartel, s'en tient à sa volonté d'augmenter sa production et rejette l'idée d'un gel.

(Alex Lawler; Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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