L'Iran douche l'espoir d'un accord rapide, le pétrole rechute

le , mis à jour à 17:39
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 (Actualisé avec citation russe sur l'Iran, réaction du Koweït, 
contexte iranien et prévision de demande 2016 de l'Opep) 
    par Alex Lawler 
    LONDRES, 14 mars (Reuters) - Les cours du pétrole rechutent 
lourdement lundi après de nouvelles déclarations iraniennes qui 
ont refroidi les espoirs que les grands producteurs parviennent 
dans un avenir proche à s'entendre sur un gel de la production à 
ses niveaux de janvier.   
    Le baril de Brent mer du Nord  LCOc1  est repassé sous le 
seuil des 40 dollars et perd 2,9% à 39,23 dollars vers 16h00 
GMT, après avoir nettement rebondi ces dernières semaines dans 
l'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire mondiale.  
    Le brut léger américain  CLc1  (West Texas Intermediate, 
WTI) passe de son côté sous la barre des 37 dollars, en baisse 
de 4,23% à 36,87 dollars le baril. 
    "Le pétrole baisse parce que les Iraniens ont dit qu'ils ne 
participeraient au gel de la production qu'une fois atteints les 
quatre millions de barils (équivalent pétrole) par jour", 
souligne Tamas Varga, analyste pétrolier chez PVM Oil 
Associates, en référence aux propos tenus ce week-end par le 
ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.   
    Trois sources au sein de l'Organisation des pays 
exportateurs de pétrole (Opep) ont indiqué lundi à Reuters que 
la prochaine réunion entre pays producteurs sur un projet de gel 
de la production aurait sans doute lieu mi-avril à Doha. 
    Le projet initial prévoyait une réunion le 20 mars en Russie 
mais des sources proches du dossier avaient déclaré la semaine 
dernière qu'il était improbable qu'elle ait lieu.  
    A l'issue d'une réunion lundi à Téhéran avec son homologue 
iranien, le ministre russe du pétrole, Alexander Novak, a 
confirmé que l'Iran insistait toujours sur sa volonté d'un 
rattrapage de sa production avant d'envisager un gel. Le pays 
pourrait à ce titre être exclu d'un accord sur le gel de la 
production, a dit le ministre.  
    "Nous partageons (l'opinion que) l'Iran est dans une 
situation particulière. Les sanctions qui ont été introduites 
ont frappé concrètement sa production", a dit Novak. 
     
    L'OPEP PRÉVOIT UNE BAISSE DE LA DEMANDE EN 2016 
    Il a affirmé que la réunion entre grands producteurs Opep et 
non-Opep devrait bien avoir lieu en avril, peut-être à Doha. 
    Le ministre koweïtien du pétrole Anas al-Saleh a dit pour sa 
part n'avoir pas encore reçu d'invitation pour aucune réunion, 
et a ajouté qu'il concevait difficilement un gel de la 
production appliqué par certains pays et non par d'autres. 
    L'Arabie saoudite, pilier de l'Opep, et la Russie, 
producteur majeur extérieur à l'organisation, ont annoncé le 
mois dernier un accord pour geler leur production à son niveau 
de janvier dans le but de soutenir les prix, à condition que 
d'autres pays fassent de même. 
    Cet accord a été salué par plusieurs pays du Golfe 
appartenant à l'Opep, comme le Koweït et les Emirats arabes 
unis, mais l'Iran, troisième producteur du cartel, s'en tient à 
sa volonté d'augmenter sa production et rejette l'idée d'un gel. 
    Le pays produit autour de 3,1 millions de barils par jour. 
Les sanctions occidentales avaient fait passer les exportations 
de 2,5 millions de barils par jour avant 2011 à un peu plus d'un 
million de barils par jour ces dernières années. 
    L'Opep a annoncé lundi anticiper une demande de brut 
inférieure aux attentes en 2016.  
    L'organisation anticipe une demande pour le brut des pays 
membres du cartel autour de 31,52 millions de barils par jour 
cette année, en baisse de 90.000 barils par jour par rapport au 
mois précédent. 
    En février, 32,28 millions de barils par jour ont été 
extraits, poursuit-elle en citant d'autres sources, en baisse de 
175.000 barils par jour depuis janvier. 
    Ces chiffres indiquent que la production des concurrents de 
l'Opep s'avère plus résistante que prévue à sa stratégie de 
maintien de ses niveaux de production, et les excédents 
s'accumulent sur les marchés. 
 
 (Marc Angrand, Juliette Rouillon et Julie Carriat pour le 
service français, édité par Patrick Vignal) 
 

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  • jcbeg il y a 9 mois

    Ok mais l'Iran ne va approvisionner toute la planète.....