L'Iran continue de bombarder la frontière irakienne

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REPORTAGE - Le conflit entre la rébellion kurde et Téhéran déborde en Irak, où l'augmentation du nombre de réfugiés inquiète les autorités locales.

«C'était en fin d'après-midi, nous avons entendu une dizaine de bombes tomber sur la montagne d'en face. Plus tard, j'ai reçu un coup de fil qui m'annonçait la mort de Mohammed. Quand nous sommes arrivés sur place, nous l'avons retrouvé avec la moitié du crâne déchiqueté. Il avait 13 ans.» Voilà près de trois semaines qu'Antari raconte le récit de la mort de son fils aîné à quiconque voudra l'entendre. L'histoire d'un jeune berger parti sur les chemins d'une transhumance trop proche de la frontière iranienne, touché à la tête par un tir de canon. La douleur du père, assis en tailleur sous une tente funéraire de fortune, laisse aujourd'hui place à la colère. «Seuls les villageois des environs viennent prendre de nos nouvelles. Le gouvernement, lui, préfère nous ignorer», explique-t-il, amer.

Situé dans le triangle entre la Turquie, l'Iran et l'Irak, les monts du Qandil abritent depuis le début des années 1980 la rébellion kurde en lutte contre Ankara

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