L'Iran condamne la réunion des opposants syriens prévue à Ryad

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    ANKARA, 3 décembre (Reuters) - L'Iran considère que la 
réunion de personnalités de l'opposition syrienne organisée par 
l'Arabie saoudite provoquera l'échec des pourparlers entre les 
grandes puissances internationales et les pays de la région pour 
trouver une issue au conflit en Syrie, rapporte jeudi l'agence 
Fars. 
    "Ces pourparlers de paix constituent une occasion de 
parvenir à une solution politique pour mettre fin à la guerre en 
Syrie (...) des réunions du type de celle de Ryad (...) visent à 
nuire aux pourparlers de Vienne", a déclaré le vice-ministre 
iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, à 
l'agence Fars. 
    "La réunion de Ryad (...) provoquera l'échec des pourparlers 
de paix de Vienne sur la Syrie et elle n'entre pas dans le cadre 
de l'accord de Vienne", a-t-il ajouté. 
    Les désaccords entre opposants au président syrien Bachar al 
Assad constituent l'un des principaux obstacles à la recherche 
d'une issue à la guerre en Syrie, qui a fait plus de 250.000 
morts et des millions de déplacés et favorisé l'implantation de 
l'organisation Etat islamique dans une partie du pays. 
    Grand rival régional de l'Iran chiite, qui soutient Bachar 
al Assad, l'Arabie saoudite, puissance sunnite, a invité à Ryad 
65 personnalités de l'opposition au président syrien pour tenter 
d'unifier leurs positions en vue des prochains pourparlers de 
paix entre acteurs internationaux et régionaux. 
    Lors de précédents pourparlers en novembre à Vienne, les 
participants se sont entendus sur un processus politique devant 
conduire à des élections en Syrie dans un délai de deux ans. Des 
divergences persistent cependant sur certains points essentiels, 
notamment l'avenir de Bachar al Assad. 
    Les Etats-Unis, leurs alliés européens dont la France, les 
monarchies sunnites du Golfe et la Turquie jugent qu'Assad doit 
être mis à l'écart dans le cadre de toute solution politique 
définitive car ils le considèrent comme un responsable de la 
situation actuelle en raison de la répression des manifestations 
pacifiques contre son régime en 2011. 
    L'Iran et la Russie affirment au contraire que les 
puissances étrangères ne peuvent imposer de l'extérieur leur 
projet politique à la Syrie. 
    "Seul le peuple syrien doit décider du sort du pays", a 
insisté Hossein Amirabdollahian. 
 
 (Parisa Hafezi; Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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