L'Iran cherche un successeur à Maliki-responsable iranien

le
1

DUBAI, 5 août (Reuters) - L'Iran tente de collaborer avec les factions irakiennes pour trouver un remplaçant au Premier ministre Nouri al Maliki et former un nouveau gouvernement à Bagdad, mais il y a peu de candidats qualifiés pour ce poste, a déclaré mardi un haut responsable iranien. L'Iran est devenu le principal médiateur dans la région depuis que les Etats-Unis ont quitté l'Irak en 2011, laissant le pays aux mains du gouvernement à majorité chiite de Maliki, allié de Téhéran. Les détracteurs de Maliki l'accusent d'être responsable de l'insurrection islamiste qui a dépassé le seul nord de l'Irak, affirmant que sa politique anti-sunnite a attisé les tensions communautaires et permis à l'Etat islamique (EI) de bénéficier d'un certain soutien auprès de la population sunnite d'Irak. "Nous sommes arrivés à la conclusion que Maliki n'est plus en mesure de préserver l'unité de l'Irak, mais l'ayatollah Ali Sistani garde toujours espoir", a déclaré à Reuters ce responsable iranien, sous couvert de l'anonymat, faisant référence au chef du clergé chiite irakien. "Aujourd'hui, l'ayatollah Sistani soutient également nos positions concernant Maliki." Ce même responsable a précisé que l'ambassadeur iranien à Bagdad a mené des consultations avec des factions politiques et des candidats potentiels sur le sujet. Il a toutefois reconnu qu'il était difficile de trouver un remplaçant qualifié au Premier ministre actuel. "Il n'y a pas beaucoup de candidats capables de préserver l'unité de l'Irak", a-t-il souligné. Depuis les législatives d'avril, Maliki dirige un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes. L'intérim se poursuit car les députés du nouveau Parlement se trouvent dans l'incapacité de s'entendre sur un nouveau gouvernement. La mise en place d'une coalition est rendue difficile par l'avancée des insurgés de l'EI. Ces derniers ont infligé une sévère défaite dimanche aux Kurdes irakiens en s'emparant de trois villes pour atteindre le barrage de Mossoul, le plus grand d'Irak et une source majeure d'électricité pour le pays. (Parisa Hafezi; Clémence Apetogbor pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • gustav10 le mardi 5 aout 2014 à 17:37

    Quand on refuse de faire des concessions, la seule issue possible et l'éclatement (la séparation des parties prenantes). Personne ne veut "tolérer", accepter la différence de l'autre, donc ...