L'Iran a déjoué une tentative de sabotage à la centrale d'Arak

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ANKARA, 30 octobre (Reuters) - L'Iran a annoncé avoir déjoué une tentative de sabotage des réservoirs utilisés pour stocker de l'eau lourde nécessaire au fonctionnement de son réacteur nucléaire d'Arak et a accusé "un pays étranger" d'être responsable de cet incident. Asghar Zarean, directeur adjoint de l'Organisation de l'énergie atomique cité par le journal Arman, précise que la tentative de sabotage s'est produite il y a deux semaines sur le complexe situé à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de la ville d'Arak. "Il y a eu des tentatives pour provoquer un dysfonctionnement dans les réservoirs de stockage destinés au transport de l'eau lourde. Mais ces tentatives ont été découvertes et déjouées avant que les réservoirs soient remplis", a expliqué Zarean cité par le journal. "Un pays étranger est derrière cette tentative", a-t-il ajouté sans autres précisions. Le site d'Arak produit de l'eau lourde pour aider au refroidissement d'un réacteur nucléaire d'une capacité de 40 mégawatts. Les autorités iraniennes affirment que ce site nucléaire est entièrement dédié à la recherche, notamment pour la production d'isotopes utilisés dans le traitement du cancer ou d'autres pathologies. Les Occidentaux continuent de soupçonner les Iraniens de chercher, sous couvert d'activités nucléaires civiles, à se doter de suffisamment de combustible fissible pour fabriquer une arme atomique. Dans le cadre de négociations avec le groupe P5+1 et d'un accord intérimaire conclu en novembre 2013, les autorités de Téhéran ont accepté de ne plus installer de composants majeurs sur le site d'Arak en échange d'un assouplissement des sanctions internationales. L'accord intérimaire arrive à expiration le 24 novembre. Téhéran s'est à plusieurs reprises plaint de tentatives secrètes menées par les Etats-Unis et Israël pour perturber son programme nucléaire. En 2010, les installations d'enrichissement d'uranium dont dispose l'Iran avaient été paralysées par un virus baptisé Stuxnet qui aurait pu être développé aux Etats-Unis et en Israël. (Parisa Hafezi; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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