L'Irak déplore un manque de soutien de la coalition contre l'EI

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BAGDAD DÉPLORE UN MANQUE DE SOUTIEN DE LA COALITION INTERNATIONALE CONTRE L'ÉTAT ISLAMIQUE
BAGDAD DÉPLORE UN MANQUE DE SOUTIEN DE LA COALITION INTERNATIONALE CONTRE L'ÉTAT ISLAMIQUE

PARIS (Reuters) - La coalition internationale ne fournit pas suffisamment d'aide à l'Irak pour freiner la progression de l'Etat islamique, a estimé mardi le Premier ministre irakien avant l'ouverture d'un sommet à Paris consacré à la stratégie de lutte contre les djihadistes.

"Le soutien aérien n'est pas suffisant", a déclaré à la presse Haïdar al Abadi, qui co-préside le sommet avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. "Il y a trop peu de surveillance. Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR) est mobile et se déplace en très petits groupes".

Concernant les armements et les munitions, "nous n'en avons pas reçu beaucoup, nous devons compter sur nous-mêmes", a-t-il ajouté. "Il y a beaucoup de mots concernant le soutien à l'Irak mais peu d'actions sur le terrain".

Quelque 24 ministres et institutions internationales sont réunis à Paris ce mardi pour faire le point sur la stratégie de lutte contre les djihadistes à l'heure où la perte des villes de Palmyre et de Ramadi met en doute l'efficacité des bombardements arabo-occidentaux.

Les membres de la coalition qui participent aux frappes aériennes écartent pour l'heure toute intervention au sol.

Des tensions sont apparues ces dernières semaines entre l'Irak et les Etats-Unis, qui ont notamment accusé Bagdad de n'avoir pas montré suffisamment "de volonté" pour conserver la ville stratégique de Ramadi, chef-lieu de la province de l'Anbar, majoritairement sunnite.

Paris a de son côté appelé Bagdad à tenir l'engagement de mener "une politique de rassemblement inclusive" intégrant les différentes communautés du pays.

La mobilisation des tribus sunnites arabes est jugée primordiale pour reconquérir les pans de territoires passés sous contrôle de l'Etat islamique.

(John Irish et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • jcrte le mardi 2 juin 2015 à 11:50

    Si les 900.000 hommes de son armée voulaient bien combattre, le problème serait réglé depuis longtemps, mais il vaut mieux laisser faire les autres.