«L'Irak craint les débordements du conflit syrien»

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INTERVIEW - Le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, estime que le régime de Bachar el-Assad est «à la limite de la rupture».

En visite à Paris pour l'inauguration de la nouvelle ambassade d'Irak, le chef de la diplomatie de Bagdad demande à la France de récupérer des opposants iraniens détenteurs de passeports français, dont l'Irak ne veut plus.

LE FIGARO. - Après la défection de l'ambassadeur syrien en Irak, comment voyez-vous évoluer le conflit en Syrie?

Hoshyar ZEBARI. - La crise atteint désormais sa limite de rupture. L'opposition s'élargit. Le contrôle du régime sur le territoire diminue. La communauté des affaires, elle, ne croit plus aux réformes de Bachar el-Assad. Le régime est isolé et soumis à de fortes pressions économiques. Combien de temps pourra-t-il échapper aux défections de régiments et d'unités?

Pourtant, l'Irak et l'Iran l'aident financièrement?

Tout ce que l'on entend sur le soutien financier de l'Irak à la Syrie est faux. Notre banque centrale ne livre pas du cash à son homologue syrienne. Ce n'est pas la même chose pour l'Iran, qui aide la Syrie financièreme

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