L'Irak, cadeau (empoisonné) des Américains à l'Iran

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Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif serrant la main de son homologue américain John Kerry après la signature de l'accord sur le nucléaire à Genève.
Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif serrant la main de son homologue américain John Kerry après la signature de l'accord sur le nucléaire à Genève.

C'est le signe de la déliquescence de l'État irakien. Plus de dix ans après l'invasion américaine, une ville irakienne est tombée pour la première fois entre les mains d'al-Qaida. Et pas des moindres puisqu'il s'agit de l'une des plus grandes du pays : Fallouja, cité de plus de 300 000 habitants, située à 60 kilomètres à l'ouest de Bagdad. Une prise ô combien symbolique puisque la ville avait été en partie détruite par l'armée américaine après deux sièges militaires menés en avril et novembre 2004, faisant de nombreux morts parmi les civils, dont certains victimes de bombes à l'uranium appauvri. "Fallouja est de fait devenue la ville martyr de l'occupation", souligne Myriam Benraad, chercheuse à Sciences po et analyste au Conseil européen des Affaires étrangères (ECFR). Plus grande ville de la province sunnite d'al-Anbar, Fallouja s'est transformée en bastion des insurgés irakiens opposés à la présence américaine en Irak. "Il s'agissait au départ d'un mouvement armé hétérogène, dont la plupart des combattants étaient d'anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein", explique Karim Pakzad, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). "Puis la rébellion a été peu à peu infiltrée par les islamistes, sous l'influence de djihadistes étrangers en provenance de la région". Recréer le califat islamiqueLa conquête, samedi dernier, de Fallouja a été revendiquée par l'État...

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