L'investissement locatif résiste malgré une fiscalité alourdie

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Les performances décevantes des actions et l'érosion des rendements de l'assurance-vie poussent de nombreux épargnants vers l'investissement locatif qu'ils considèrent comme un refuge notamment en vue de la retraite.

La pierre, la Bourse ou l'assurance-vie? Pour placer leur argent, beaucoup de Français donnent aujourd'hui la préférence à la première. La stagnation des loyers et la hausse des prix des logements ne semblent pas les en dissuader. «Le durcissement de l'imposition des plus-values ne semble pas non plus décourager les investisseurs d'acheter des appartements pour les louer», estime Me Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial.

Pourtant, il leur faudra trente ans et non plus quinze pour ne plus être imposé. «Au bout de 15 ans ils savent que seule 20% de la plus-value sera exonérée, mais beaucoup d'investisseurs ont une logique différente et envisagent à terme de transmettre le bien à leurs enfants», précise Me Bazaille.

Fléchissement des prix

Plusieurs notaires et agents immobiliers ont récemment été confrontés à des acheteurs qui voulaient avant tout sortir leur épargne des placements financiers. «J'ai même été amené à dire à l'un d'eux qu'il se démunissait beaucoup pour acheter et qu'il pourrait emprunter un peu pour conserver une plus grande part d'épargne, mais il m'a répondu qu'il le faisait sciemment pour ne pas être investi sur les marchés», relève un conseiller.

L'immobilier, un choix par défaut d'investisseur inquiet? Même si les professionnels attendent un fléchissement des prix et si les rendements sont faibles, la pierre garde deux atouts aux yeux des investisseurs: ils peuvent l'acheter à crédit, ce qui n'est pas une mauvaise affaire aux taux actuels et ils se retrouvent avec un bien réel.

Les actions font peur

Les marchés financiers après un beau rebond depuis septembre et un excellent début d'année rechutent lourdement (-3,5% mardi à Paris) et ils font peur. L'évolution de la Bourse, faite de stop and go, de hausses suivies de baisses, reste difficile à décrypter.

Trop souvent, l'investisseur a l'impression de perdre ce qu'il vient de gagner. Certains professionnels arrivent à des performances positives dans de telles conjonctures mais pour l'épargnant moyen elles restent très inconfortables. L'assurance-vie, elle, a perdu de son lustre, et les déclarations de François Hollande, laissant entrevoir une énième réforme de sa fiscalité s'il était élu, n'arrangent rien.

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  • b.gil123 le mercredi 7 mar 2012 à 16:01

    Avec un rds à 15.50% + L'impots sur revenus locatifs+fonciers assurances etc..+ PLUS VALUS 33.50% c'est la fin du locatif...Sauf Paris (lol) IMMOBILIERS = TAXES