L'investissement dans le schiste US menacé par les prix bas

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MENACES SUR L'INVESTISSEMENT DANS LE SCHISTE US
MENACES SUR L'INVESTISSEMENT DANS LE SCHISTE US

LONDRES (Reuters) - La chute des cours du pétrole pourrait entraîner une baisse de 10% des investissements dans le schiste en 2015 aux Etats-Unis, estime l'Agence internationale de l'Energie (AIE), ce qui aurait pour effet de ralentir la croissance de ce secteur en pleine expansion.

Le cours du baril de Brent de la mer du Nord a perdu environ 30% au cours des quatre derniers mois pour tomber aux alentours de 81 dollars, essentiellement en raison d'une hausse de l'offre en provenance du Proche-Orient et d'Amérique du Nord.

Cette chute "ne devrait pas nous aveugler sur les problèmes susceptibles de surgir", a déclaré à Reuters le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, avant la présentation du rapport annuel de l'institution. "Si les prix demeurent à ces niveaux bas, cela pourrait entraîner un déclin des investissements américains de 10% en 2015, ce qui aura des conséquences sur la croissance future de la production", a-t-il ajouté.

Le développement rapide de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste aux Etats-Unis a fait de ces derniers l'un des principaux producteurs d'hydrocarbures au monde.

La production américaine de pétrole de schiste a augmenté d'un million de barils par jour (bpj) chaque année au cours des quatre dernières années. Elle devrait culminer autour de 4,5 millions de bpj dans la décennie 2020 avant de décliner progressivement, selon l'AIE.

Les cours du pétrole pourraient toutefois rebondir, leur faible niveau actuel stimulant la demande.

L'AIE s'attend ainsi à ce que la demande mondiale de pétrole passe de 90 millions de bpj en 2013 à 104 millions de bpj en 2040, lorsque l'offre énergétique sera composée selon elle par quatre parts quasiment équivalentes de pétrole, de gaz, de charbon et de sources non fossiles.

Si la croissance de la demande mondiale a été portée par la Chine au cours de la décennie écoulée, l'Inde et les pays d'Asie orientale devraient désormais prendre le relais, a dit Fatih Birol au cours d'une conférence de presse.

(Ron Bousso, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

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