L'interview de Louis Bert (Dorval Finance) : « Les tensions actuelles pourraient servir de prétexte pour consolider »

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Louis Bert, président de Dorval Finance
Louis Bert, président de Dorval Finance

Les Etats-Unis fonctionnent désormais sans budget. Ce "shutdown" n'est-il pas susceptible de provoquer une nouvelle crise qui aurait des répercussions mondiales ?

Louis Bert : Le blocage actuel aux Etats-Unis met surtout en lumière une épreuve de force entre la faction la plus radicale des Républicains - le Tea Party - et l'administration Obama. Autre échéance majeure qui se profile : la renégociation du plafond de la dette qui arrive à son terme le 17 octobre. Cependant, à la différence de l'été 2011, quand le plafond de la dette a été renégocié pour la dernière fois, le contexte économique est aujourd'hui plus favorable...

Pas de crainte d'un mouvement de panique des investisseurs dans le cas où la crise se prolongerait ?

L.B : Non, plutôt l'impression que les tensions actuelles pourraient servir de prétexte pour réaliser une consolidation et prendre quelques bénéfices à court terme. Mais le marché est animé actuellement par des moteurs puissants. Le principal est le retour de la croissance dans le monde, en particulier aux Etats-Unis. De même, les investisseurs ont compris que l'Europe ne basculerait pas dans une déflation de longue durée à la japonaise. Même si les problèmes demeurent, les conditions pour les résoudre sont devenues plus favorables...

En tant que gérant du fonds Dorval Conviction, comment avez-vous réagi à la hausse récente des marchés ?

L.B : A partir de la mi-juin, nous avons renforcé notre portefeuille en valeurs cycliques : Renault, Daimler, Faurecia, Lafarge etc. Le marché était très déséquilibré en faveur des grandes valeurs de croissance et n'a pas anticipé correctement l'amélioration du cycle. Globalement, nous avons également renforcé notre poche actions d'environ 65% à 80%...

Une amélioration du cycle qui permet de s'intéresser à nouveau à des valeurs délaissées par les investisseurs ?

L.B : Oui. Si l'Europe est redevenu fréquentable, on peut aller chercher des valeurs originaires d'Europe du Sud ainsi que des titres domestiques et non plus seulement des grandes entreprises exportatrices. Nous avons par exemple acheté du Orange, une grande première ! De même, la liquidité n'étant plus un facteur de stress, on s'intéresse à nouveau aux petites et moyennes valeurs (Manitou, Trigano etc.). Aujourd'hui, le portefeuille est beaucoup plus équilibré et cela témoigne aussi de la robustesse des marchés.

Concernant votre fonds Dorval Manageurs, quels patrons méritent actuellement une mention spéciale pour la stratégie menée ?

L.B : J'en mentionnerais trois : Jean-Dominique Senard chez Michelin, Philippe Salle chez Altran et Gianbeppi Fortis chez Solutions 30...

Propos recueillis par Julien Gautier

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  • s.thual le samedi 5 oct 2013 à 00:46

    oui encore du bla bla ,,,ces gens la sevissent depuis 2000 et sont tres dangereux car incompétents ,,,vendent des promesses mais sans jamais s engager ni engager leur propres deniers

  • guerber3 le vendredi 4 oct 2013 à 17:58

    Propagande, c'est tout le contenu des propos d'un vendeur d'actions qui défend son gagne-pain...sans intérèt, il ne sait rien, comme les autres.!!!

  • M6854444 le vendredi 4 oct 2013 à 14:50

    Un champion! Ce gérant nous avoue qu'il est long donc dans cette interview Il tente de rassurer ces clients ou futurs clients.La vérité c'est que plus le temps va passer plus il y aura de la volatilité: tic, tac...L'horloge tourne!