L'interview de Jean-Marc Bourmault (Patrimonia) : « Nous voulons mettre l'accent sur la 'silver économie' »

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Le vieillissement de la population oblige à repenser les stratégies patrimoniales.
Le vieillissement de la population oblige à repenser les stratégies patrimoniales.

Papy-boom oblige, Patrimonia met cette année en lumière la thématique du vieillissement de la population explique Jean-Marc Bourmault, directeur des partenariats de Patrimonia.

Alors que se tient les 25 et 26 septembre 2014 à Lyon le salon Patrimonia, rendez-vous des professionnels de l'univers du patrimoine, comment jugez-vous l'environnement actuel ?

Jean-Marc Bourmault : Le contexte reste difficile. Raison de plus pour se projeter dans l'avenir, loin d'une approche court-termiste qui est trop souvent la marque des discours politiques. Nous attendons environ 7.000 congressistes (conseillers en gestion de patrimoine, salariés, expert-comptables, notaires etc.) qui viendront rencontrer nos 250 partenaires (sociétés de gestion, banques, assureurs etc.). Le thème de la fiscalité restera bien entendu au c½ur des préoccupations. Mais il y aura de très nombreux intervenants sur des sujets diverses. Au total, 72 ateliers et tables rondes sont organisés. Par exemple, la question du Bit coin et des monnaies virtuelles. Que faut-il en penser ? A priori, le climat actuel sera studieux...

Cette année, la thématique de la « silver économie » est mise en avant. Pourquoi ?

J-M.B : Effectivement, nous voulons mettre l'accent sur ce thème et pas seulement cette année mais dorénavant de façon récurrente. L'espérance de vie s'allonge, le « papy boom » change la société française. Or, les professionnels du patrimoine évoluent au c½ur de la structure familiale et sont à même de mieux conseiller leurs clients en vue de s'adapter à ces évolutions. La dépendance entraîne des coûts supplémentaires. Etant donné l'aggravation de la situation des finances publiques, il ne faut pas attendre de l'Etat providence qu'il prenne à sa charge toutes les dépenses induites par la dépendance. Les familles devront se prendre en charge elles-mêmes.

Les Français restent assez méfiants envers la Bourse. Pourtant, les placements sans risque ne rapportent plus rien. Constatez-vous une envie de certains investisseurs particuliers de revenir en Bourse ?

J-M.B : Nous jouons notre rôle en matière de pédagogie et de formation. Les sociétés de gestion présentes à Patrimonia représentent environ 40% du plateau. Nous constatons un appétit grandissant pour la Bourse et nous sommes les premiers à nous en féliciter. Le client final garde toutefois le dernier mot.

Propos recueillis par Julien Gautier

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  • M4358281 le vendredi 26 sept 2014 à 14:45

    oui ..mais pour l'instant LA MINE "SILVER" NE BRILLE PAS en Bourse ;;c'est vrai que c'est du long terme