L'intendant ou le super-tonton

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L'intendant ou le super-tonton
L'intendant ou le super-tonton

Il est partout, sauf là où on le voit. L'intendant du club doit être tout le temps présent pour répondre aux moindres petites attentes des joueurs. Mais les tâches parfois ingrates qui lui sont confiées ont leur importance, et plus qu'on ne peut le croire.

"L'intendant est là pour que les joueurs ne manquent de rien." Derrière chaque grand homme, il y a une femme. Et derrière chaque grand club, il y a un intendant. L'homme de l'ombre, celui que personne ne voit, mais grâce à qui tout est en place, tout est en ordre et grâce à qui tous les joueurs peuvent se concentrer uniquement sur leur boulot. Éric Rivet officie au SCO d'Angers depuis cinq ans : "Moi, je m'occupe de tout ce qui est matériel collectif. Maillots, chaussettes, chasubles... Pour les affaires personnelles, ce sont les joueurs eux-mêmes qui se les prennent. C'est spécifique à Angers, car on n'est pas un gros club." Et c'est déjà pas mal. Car préparer un vestiaire, ça prend du temps. Chacun a ses petites habitudes et Éric le sait. Être intendant, c'est une passion, un mode de vie, il faut "de l'organisation, de la disponibilité et il faut surtout avoir un amour pour les gens. Une journée à Angers, c'est entre dix et douze heures. Quand les joueurs se reposent, moi, je prépare le matériel." Être là où les autres ne sont pas, une sorte de devin qui connaît les pépins de chacun. Un repère.

"Prévoir l'imprévisible"


Dimanche 29 novembre, OM-Monaco, Karim Rekik est contraint de sortir faute de lentille de rechange. Une situation que l'intendant de l'OM aurait dû prévoir d'après Éric. Car être au petit soin ne suffit pas, il faut parfois anticiper les besoins que pourraient avoir les joueurs, comme ça a été le cas à Marseille : "Le coup des lentilles, c'est assez précis, mais disons qu'un club comme l'OM doit pouvoir prévoir pas mal de choses, contrairement à nous qui avons moins de moyens. Mon atelier est situé à quinze minutes du stade d'Angers, pour retourner chercher quelque chose, c'est plus compliqué !" Éric est un de ces intendants à l'ancienne qui aiment les gens. Comparé à certains, il passerait presque pour un téléphone ancienne génération, mais au fond, c'est ce qui fait son succès. "Quand on a joué le PSG, j'ai vu la différence. Les mecs sont arrivés à quatre en camion avec trente-quatre malles de matériel. Moi, j'avais les trois miennes à côté, seul avec un collègue bénévole qui me donne un coup de main. Mais en fin de compte, ils avaient oublié des coupelles pour préparer l'entraînement et j'ai dû les dépanner. Moi, tu peux venir me voir n'importe quand, je…


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