L'instabilité perturbe le pétrole libyen

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Selon un ex-dignitaire de Kadhafi, le pays ne retrouvera pas son niveau de production d'avant-guerre avant dix-huit mois. Principale difficulté, l'absence de sécurité.

De notre envoyé spécial à Londres

Ce petit moustachu affable en costume cravate était il y a huit mois encore au c½ur du régime libyen du colonel Kadhafi. Chokri Ghanem présidait la compagnie nationale pétrolière, la NOC, partenaire incontournable des producteurs étrangers. Hier et mardi, Ghanem était à Londres l'un des invités vedettes de la conférence annuelle Oil & Money («Pétrole et argent»). Car dans le monde pétrolier, l'ancien dignitaire libyen jouit toujours d'une réputation de professionnel respectable.

Premier ministre du Guide, il fut l'artisan du retour de la Libye dans le concert des nations avant d'être révoqué en 2006. Il a eu le bon goût de faire défection au mois de mai, pour s'installer entre Vienne (siège de l'Opep où il a longtemps représenté son pays) et Londres. C'est à Vienne que Chokri Ghanem fut le tuteur de l'un des fils Kadhafi, Seif al-Islam, qui faisait figure, avant la rébellion, de modernisateur.

Fort de ce pedigree

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