L'instabilité devient chronique en Libye

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Le premier ministre pressenti a été limogé. Le désarmement des milices ne progresse pas.

Un an après la chute de la dictature de Mouammar Kadhafi, en oc­tobre 2011, l'éviction, dimanche, du premier ministre Moustapha Abou Chagour, qui ne sera pas même parvenu à former son gouvernement, conduit à de nouveau s'interroger: quand la Libye parviendra-t-elle à se doter d'institutions démocratiques fiables? La question est de plus en plus anxiogène dans un pays sous la menace de milices armées passées au crime organisé et qui multiplient les enlèvements crapuleux.

Si les détails dépassent l'entendement des observateurs étrangers, la logique politique du limogeage d'Abou Chagour est, elle, relativement simple. Revenu aux pays après trente ans d'exil aux États-Unis, ce professeur en ingénierie électrique a successivement perdu tous ses appuis. Il a été élu premier ministre avec le soutien des islamistes contre le libéral Mahmoud Jibril, mais son premier gouvernement a été rejeté par l'Alliance des forces nationales (AFN) de Mahmoud Jibril. Il a alors tent

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