L'Insee confirme une croissance du PIB de 0,6% au 1er trimestre

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UNE CROISSANCE DE 0,6% AU 1ER TRIMESTRE
UNE CROISSANCE DE 0,6% AU 1ER TRIMESTRE

PARIS (Reuters) - L'économie française a bien enregistré une croissance de 0,6% au premier trimestre, un rythme solide principalement soutenu par la consommation des ménages et l'investissement, a confirmé vendredi l'Insee.

L'institut, qui avait relevé ce chiffre de 0,1 point dans sa deuxième estimation publiée fin mai, a également confirmé que le quatrième trimestre 2015 avait été marqué par une croissance de 0,4%. Cette marque avait aussi été augmentée de 0,1 point en deuxième estimation.

L'acquis de croissance pour l'ensemble de 2016, à savoir l'évolution du produit intérieur brut (PIB) si l'activité stagnait complètement au cours des trois derniers trimestres de l'année, s'établit à 1,1%, comme en deuxième estimation.

Ce chiffre conforte le scénario d'une progression de 1,5% du PIB retenu par le gouvernement pour l'année en cours, puisque l'Insee a indiqué dans une note de conjoncture publiée la semaine dernière tabler sur une croissance de 0,3% aux deuxième et troisième trimestre, puis de 0,4% au quatrième trimestre. Cette hypothèse porterait la croissance annuelle à 1,6%, selon l'institut.

Par rapport aux premières estimations publiées à la fin avril, l'Insee a revu en hausse la contribution de la demande intérieure finale, à 1 point (+0,1 point), principal moteur de la croissance du premier trimestre.

Les contributions, négatives, des stocks des entreprises (-0,2 point) et du commerce extérieur (-0,2 point), ont été confirmées dans ces résultats détaillés.

Les dépenses de consommation des ménages ont nettement rebondi au premier trimestre, s'inscrivant en hausse de 1,1% après avoir quasiment stagné (+0,1%) en fin d'année 2015, sous l'effet des attentats de novembre à Paris et Saint-Denis.

Après dix trimestres consécutifs de baisse, l'investissement des ménages se redresse et s'inscrit en légère hausse, de 0,2% (-0,2% en première estimation).

L'investissement global a augmenté de 1,4% (+0,9% en première estimation), alimenté par celui des entreprises, en hausse de 2,1% (+1,6% en première estimation).

Sur les trois premiers mois de l'année, le pouvoir d'achat des Français a progressé de 0,6% (contre 0,4% au quatrième trimestre 2015), sous l'effet d'une légère accélération de la masse salariale (+0,8% après +0,7%) combinée à un net ralentissement des impôts sur le revenu et le patrimoine (+0,3% après +2,5%).

La consommation des ménages ayant progressé plus rapidement que leur pouvoir d'achat, leur taux d'épargne recule à 14,4% - son niveau moyen des trois premiers trimestres de 2015 - contre 14,8% au dernier trimestre 2015.

Le taux de marge des entreprises a quant à lui poursuivi sa progression, passant de 31,6% fin 2015 à 32,1% sur les trois premiers mois de l'année 2016.

Ces deux derniers indicateurs ont été fortement révisés le mois dernier par l'Insee, à l'occasion de la publication des comptes nationaux annuels pour 2015. Le taux d'épargne des ménages avait été revu en baisse à 14,5% en 2015 (contre 15,4% auparavant) et le taux de marge des entreprises sur l'année avait été revu en hausse de 0,3 point, à 31,4%.

Selon l'institut national de la statistique, le déficit des administrations publiques s'est creusé au premier trimestre, à 3,4% du PIB contre 2,8% fin décembre 2015.

(Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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