L'Insee confirme la baisse de 0,1% du PIB au 3e trimestre

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BAISSE DE 0,1% DU PIB AU 3E TRIMESTRE
BAISSE DE 0,1% DU PIB AU 3E TRIMESTRE

PARIS (Reuters) - L'économie française s'est bien contractée de 0,1% au troisième trimestre sous l'impact d'une baisse de l'investissement et d'une rechute des exportations, selon les comptes nationaux trimestriels détaillés publiés mardi par l'Insee.

Mais l'institut a dans le même temps révisé la hausse du PIB du deuxième trimestre à 0,6%, contre 0,5% annoncé précédemment, une croissance qui faisait suite à deux trimestres de légère contraction.

L'acquis de croissance pour 2013, à savoir le niveau moyen de l'ensemble de l'année si la croissance du dernier trimestre devait être nulle, se situe à +0,1%, soit au niveau de la prévision retenue par le gouvernement dans le budget.

Dans une note conjoncture publiée la semaine passée, l'Insee avait confirmé tabler sur un rebond de 0,4% du PIB au 4e trimestre, ce qui se traduirait par une croissance moyenne de 0,2% de l'économie française sur l'ensemble de 2012.

La croissance de 0,6% enregistrée au deuxième trimestre est la plus forte depuis celle de 1,1% du premier trimestre 2011.

Pour le troisième trimestre, l'Insee a confirmé que la contribution de la demande intérieure au PIB avait été nulle, alors qu'elle avait représenté 0,4 point au deuxième trimestre, et que celle de la variation des stocks des entreprises avait été de 0,5 point.

La contribution du commerce extérieur a été en revanche négative de 0,6 point (0,7 en première estimation) en raison d'une baisse des exportations (-1,3% après +1,9% au 2e trimestre) et d'importations qui restent dynamiques (+0,9% après +1,5%).

Les dépenses de consommation des ménages ont été revues en légère baisse (+0,1% contre +0,2%).

L'investissement global, en baisse pour le septième trimestre consécutif, s'est replié de 0,4% (0,6% en première estimation).

Celui des seules entreprises non financières, qui avait mis fin au deuxième trimestre à cinq trimestres de recul, a rechuté, se contractant de 0,4%.

L'excédent brut d'exploitation des entreprises s'est contracté de 2,1% sous les effets combinés d'une hausse de la masse salariale (0,2%) et des cotisations et impôts (+0,9%), leur taux de marge chutant à 27,7% (-0,5 point), soit le plus bas niveau depuis le 4e trimestre 1985.

Dans le même temps, le pouvoir d'achat des ménages s'est légèrement replié (-0,1% après +0,5% au 2e trimestre). Leur consommation en valeur ayant progressé de 0,3%, leur taux d'épargne a diminué de 0,2 point pour s'établir à 15,7%.

Yann Le Guernigou

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  • ANOSRA le mardi 24 déc 2013 à 09:58

    PIB en baisse, pouvoir d'achat en baisse, emplois marchands en baisse, tout va bien, notre Président est confiant et peut poursuivre ses petites blagues comme celle sur l'Algérie, bouder les J.O. en Russie etc. et embaucher des conseillers en com. qui ne servent à rien pour lui, pour son premier menteur de France et son épouse!

  • moray261 le mardi 24 déc 2013 à 09:15

    C'est dû a la baisse du chômage.