L'inquiétude des assureurs face à la perspective de la voiture autonome

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La voiture se conduisant seule n'est plus un mythe. Techniquement au point, elle est déjà en route pour équiper nos futurs véhicules. La sécurité routière pourrait faire un bond en avant. Mais les assureurs s'inquiètent des conséquences que cette innovation pourrait entraîner sur leur secteur.

Comment assurer les futures voitures autonomes
Comment assurer les futures voitures autonomes

Le bouleversement du secteur automobile

Dans un avenir relativement proche, la voiture autonome deviendra une réalité. Cette transformation est loin d'être anecdotique : à terme, d'après le cabinet d'audit KMPG, elle pourrait concerner 40% des véhicules en circulation d'ici 2040. Avec des modifications en profondeur des usages.
Le principal avantage de cette évolution est celui de la sécurité. Les experts en la matière attendent de la voiture autonome une diminution de 80% des accidents de la route. En effet, dans ce cas de figure, toutes les causes liées au conducteur (vitesse, alcool et fatigue en tête) ne tiennent plus : seul un défaut technique pourrait expliquer un accident.
Face à cette baisse drastique, les assureurs s'interrogent sur la manière de justifier leurs contrats. À l'heure actuelle, peu de contrats d'assurance sont prêts à prendre en charge une voiture autonome. Il est estimé que 29% des compagnies seulement maîtriseraient le sujet.

Des questions en suspens

Il est cependant difficile pour les assureurs de réfléchir sur le sujet, car les données ne sont pas saines. En effet, beaucoup de questions restent sans réponse :

  • • La voiture étant connectée, que deviendront les données de route ?
  • • Quid de la cybercriminalité ? Bien entraîné, un pirate ne pourrait-il pas prendre les commandes du véhicule ?
  • • La réflexion touche aussi à l'éthique : comment un véhicule doit-il réagir s'il doit choisir entre blesser ses occupants et des personnes présentes sur la route ?
En outre, les usages doivent évoluer également. Dans l'avenir, la voiture autonome doit promouvoir l'autopartage. En d'autres termes, il n'y aura plus de conducteur, mais une multitude d'utilisateurs. Mais dans ce cas, qui sera responsable en cas d'accident ? Côté sécurité, les assureurs demanderont certainement des preuves irréfutables que la conduite autonome réduit effectivement le risque.

Une échéance pour 2035

L'échéance de la voiture autonome est fixée aux environs de 2035-2040. Les assureurs ont jusqu'à cette date pour se tenir prêts à recevoir le « choc » de la voiture autonome.
L'une des grandes inquiétudes des assureurs est de voir arriver de nouveaux noms dans leur domaine. À la tête de la voiture connectée, il y a Google, qui pourrait se lancer dans l'assurance. Mais il existe aussi des constructeurs : BMW, Renault… Ils pourraient proposer des assurances à l'achat de la voiture.
Dans tous les cas, il faudra observer, d'ici la fin de la décennie et pendant les années 2020, la réaction des assureurs. Ceux-ci pourraient simplement baisser leurs tarifs. Mais, en compensation, ils pourraient également chercher à pénaliser les conducteurs n'ayant pas choisi la conduite autonome.

Trucs et astuces

À l'heure actuelle, les voitures autonomes sont au stade de l'essai et de la mise au point. Vous pouvez surveiller le secteur, et songer à acquérir l'une de ces voitures dès qu'elles seront mises sur le marché. En vendant correctement les bienfaits de ce type de véhicules, vous pourriez réclamer une réduction de votre assurance automobile.

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