L'inquiétante omniprésence des portables dans les blocs opératoires

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L'inquiétante omniprésence des portables dans les blocs opératoires
L'inquiétante omniprésence des portables dans les blocs opératoires

Des anesthésistes qui envoient des textos en surveillant d'un oeil la péridurale, des infirmières qui jouent à Candy Crush au-dessus du champ opératoire et même des chirurgiens qui répondent aux appels de femme et enfants avant d'empoigner le bistouri... Autrefois sanctuarisées, silencieuses et rythmées par le bip régulier des machines, les salles d'opération sont aujourd'hui pleines des vibrations, des sonneries et des jingles de jeux... des téléphones portables du personnel médical.

Intrus devenu aussi indispensable que dévorant, le smartphone commence à poser de sérieuses questions à l'hôpital, comme le révèle l'enquête relayée par le site d'information de la communauté médicale Medscape France. « Alors que les centres hospitaliers ont longtemps exigé de leurs patients la bascule en mode avion, ils n'ont pas vu venir l'addiction au portable de leurs propres salariés », explique la docteur Catherine Desmoulin, du site Medscape. « Les smartphones ont leur utilité, y compris médicale, mais en salle de réanimation ou d'opération, ça pose quand même de sacrés problèmes d'hygiène, de distraction et de droit à l'image des patients aussi, car les étudiants s'envoient à la pelle des photos d'opération... »

Adopter une ligne de conduite

Pour l'instant, ce sont surtout les Etats-Unis qui s'en alarment, à la suite de dérives ubuesques. Mais de plus en plus de praticiens français se disent qu'il faut adopter une ligne de conduite pour éviter d'en arriver là. Là ? Au Texas, une patiente de 61 ans opérée pour un problème cardiaque est décédée parce que l'anesthésiste chargée de la surveiller avait le nez dans ses mails. Et un autre patient, resté partiellement paralysé après une intervention chirurgicale, a pu prouver que son neurochirurgien avait passé au moins dix coups de fil personnels pendant l'intervention. Sans aller jusqu'au cas de cette Jordanienne qui s'est retrouvée avec un portable vibrant ...

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