L'inflation toujours plus rapide sur l'autoroute

le
0
Le tarif moyen des péages a augmenté de 2,24 % en février, alors que l'inflation globale se limitait à 1,5 % en 2010. Cette hausse, aggravée par les prix gonflés sur les nouveaux tronçons, assure les profits des concessionnaires.

Cinquante-deux euros de péage pour un Paris-Bordeaux ; 10,30 euros pour relier Lyon à Chambéry, soit 87 km. À l'heure de prendre la route pour revenir de vacances, les automobilistes ont du mal à digérer les prix pratiqués par les autoroutes françaises. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi les tarifs des péages ont grimpé en moyenne de 2,24 % en février, dernier alors que l'inflation a augmenté seulement de 1,5 % en 2010.

Ces prix les font d'autant plus bondir que les grands réseaux (ASF, Escota, Cofiroute, APRR, Area, ­Sanef, SAPN...), appartenant à des majors du BTP (Vinci, Eiffage, ­Abertis), réalisent des profits ­cumulés très confortables : 1,5 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires global de 9 milliards l'année ­der­nière. Jean Mesqui, le délégué ­gé­néral de l'Asfa (Association des ­so­ciétés françaises d'autoroutes), réfute catégoriquement toute suspicion d'enrichissement sur le dos des automobilistes : «Ces résulta

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant