L?industrie du sucre philippin redoute l?ouverture

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(Commodesk) Les professionnels du sucre philippins appellent le gouvernement à l'aide, redoutant les conséquences de l'ouverture de leur marché.

Les Philippines supprimeront d'ici trois ans les barrières douanières dans la zone de libre-échange de l'ASEAN, association des nations du sud-est asiatique, ce qui se traduira pour les sucriers par une concurrence accrue. Ils demandent des mécanismes amortisseurs pour compenser la disparition des droits de douane, qui va favoriser les plus gros fabricants de la région, les industriels thaïlandais.

D'après le groupement professionnel philippin Sugar Masterplan Foundation, les sucriers thaïlandais obtiennent tous les financements qu'ils veulent auprès des banques publiques, et remboursent quand ils le peuvent, ce qui n'est pas le cas aux Philippines.

Jusqu'à maintenant, les producteurs de sucre de l'archipel fonctionnaient sur un régime d'autosuffisance, sans souci de la concurrence asiatique. Ils prennent conscience aujourd'hui de la nécessité de se moderniser pour affronter le marché mondial.

Les Philippines comptent 60.000 cultivateurs de cannes, sur 420.000 hectares, mais 80% des exploitations font moins de 5 hectares, du fait de la réforme agraire qui a fragmenté les propriétés. Le lobby du sucre suggère une réorganisation des exploitations par lots de 50 hectares pour augmenter la productivité.

Les Philippines produisent 2,4 millions de tonnes, et bénéficient d'un accord d'exportation privilégié de 212.000 tonnes avec les Etats-Unis, qui absorbent l'essentiel de leur excédent.

La Thaïlande produit 10,2 millions de tonnes de sucre par an, et se place avec 7 millions de tonnes exportées en 2011 au 2e rang des exportateurs mondiaux, après le Brésil.

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