L'industrie du disque contre YouTube : la lutte continue

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La célèbre plateforme gratuite de téléchargement et visionnage de vidéos a révolutionné la façon dont nous écoutons la musique. Sans achat de CD ou paiement d’une redevance télé, une simple recherche permet d’écouter quasiment n’importe quel morceau de musique sous forme de clip ou en version live.

YouTube est censé traquer les œuvres piratées

YouTube reverse les droits d’auteur aux artistes pour les vidéos publiées légalement. Un algorithme appelé Content iD est censé détecter les œuvres publiées illégalement sur la plateforme, c’est-à-dire pas par l’artiste ou la maison de disques et sans reversement de royalties ou droits d’auteur. Selon YouTube, 99,5% des demandes de retrait ou de régularisation sont effectuées grâce à Content iD. Les majors ne sont pas de cet avis : selon Universal, Warner et Sony, 40% des contenus incriminés passent à travers les mailles du filet et il faut faire un travail de réclamation manuellement.

Mai 2016 : les majors demandent à YouTube d’agir

Les grands labels américains ont profité de la saison de renouvellement des contrats pour faire savoir à la plateforme appartenant à Google qu’elles attendaient une augmentation des revenus, notamment via les contenus payants et l’augmentation de la rémunération pour chaque vidéo visionnée gratuitement. Un titre en écoute gratuite sur Spotify rapporterait 0,0025$ par écoute, et une vidéo YouTube seulement 0,002$. YouTube agit sous le couvert du Digital Millennium Copyright Act (DMCA), qui autorise les plateformes de streaming à laisser le contenu qu’un utilisateur a publié sans payer de droits d’auteur, jusqu’à ce que le propriétaire des droits fasse une réclamation. La plateforme agit donc légalement et ses représentants rappellent qu’elle contribue énormément à la promotion des artistes et leur a déjà reversé 3 milliards de dollars.

Juin 2016 : les artistes se joignent à leurs maisons de production

Découragés de faire plier YouTube, les maisons de disques souhaitent faire changer la loi, et elles sont soutenues par leurs artistes, dont Taylor Swift, Paul McCartney, Lady Gaga, Kings of Leon ou Sting, qui ont signé une lettre ouverte au Congrès, relayée par des magazines américains. En Europe, le Commissaire européen au numérique, Andrus Ansip, demande également à l’hébergeur de vidéos de mieux rémunérer les artistes pour leurs vidéos.

Trucs et astuces

Mentionner « Je ne suis pas propriétaire des droits d’auteur » sous une vidéo que vous partagez ou citer le nom de l’auteur ne vous protège pas des poursuites pour violations des droits d’auteur.
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