L'Indonésie, une politique des prix attractive pour la filière caoutchouc

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(Commodesk) L'Indonésie est aujourd'hui le deuxième producteur mondial de caoutchouc (26% du total), derrière la Thaïlande. Avant tout grâce à sa politique de soutien aux prix. Car la rentabilité des petites exploitations, 85% de l'ensemble, 79% de la production globale, reste particulièrement vulnérable. Leur productivité est inférieure de 50 à 70% à celle des domaines gérés par l'Etat ou par de grosses sociétés privées. La durée de vie de leur gemmage est réduite de moitié. Dans le premier cas, le rendement est de 667kg par hectare, dans le second, de 900kg/ha. En 2010, la superficie des plantations indonésiennes atteignait 3,4 millions d'hectares (dont 2,8 millions de tonnes de caoutchouc naturel), soit 6,4% de croissance par an depuis 2000. Si le secteur reste attractif, c'est grâce au Conseil international tripartite du caoutchouc (ITRC), composé de l'Indonésie, de la Thaïlande et de la Malaisie. Elles exercent ensemble un contrôle des prix : dès que le kilogramme passe sous les 1,6 dollars, les exportations sont interrompues. Les prix se maintiennent par conséquent à un niveau élevé, ce qui continue d'attirer de nombreux investisseurs, malgré une concurrence accrue de l'huile de palme, particulièrement rentable à court terme. Et la filière du caoutchouc est également portée par une demande en hausse des Chinois (+18% par an depuis cinq ans) et des Indiens (+68%), de plus en plus nombreux à vouloir posséder leur propre véhicule. Les exportations vers l'Asie ont ainsi doublé entre 2004 et 2010. Globalement, les Etats-Unis, la Chine et le Japon représentent 54% du total des exportations indonésiennes. Seules les contraintes sécuritaires parviendront à freiner le développement de cette culture : les vols sont beaucoup plus aisés que pour les fruits des palmiers.
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