L'Indonésie justifie l'exécution des trafiquants de drogue

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    * Les exécutions vont reprendre, a indiqué le procureur 
général 
    * Le Français Serge Atlaoui parmi les condamnés 
 
    par Kanupriya Kapoor 
    DJAKARTA, 22 avril (Reuters) - Les autorités indonésiennes 
ont justifié vendredi leur recours à la peine de mort pour les 
trafiquants de drogue en dépit des critiques internationales et 
des appels à la clémence. 
    "L'Indonésie et les pays partageant la même vision sont 
soumis à différents défis face aux affaires de drogue, et la 
peine de mort est l'une des options fondées sur la souveraineté 
de la loi de chaque pays", a souligné le ministère indonésien 
des Affaires étrangères dans un communiqué. 
    Le représentant indonésien a été fraîchement accueilli cette 
semaine lors de la conférence internationale organisée par 
l'Assemblée générale des Nations unies sur la lutte contre la 
drogue. 
    A contre-courant de la nouvelle approche esquissée lors de 
cette conférence, qui a mis l'accent sur la santé publique et 
les droits de l'homme, il a défendu pareillement le droit 
souverain à opter pour les exécutions capitales. 
    Le président indonésien Joko Widodo a fait de la drogue une 
"urgence nationale" aussi grave que les menaces que représentent 
les groupes armés présents dans le pays de 250 millions 
d'habitants. 
    L'exécution l'an dernier de 14 trafiquants condamnés à mort, 
dont quatre Nigérians, deux Australiens et un Brésilien, et la 
vague de critiques qui a suivi ont conduit Djakarta à observer 
une forme de moratoire sur les exécutions. 
    Mais le procureur général indonésien a annoncé au début du 
mois que les exécutions allaient reprendre. "Nous n'arrêterons 
pas, nous allons renforcer la guerre contre la drogue", a dit 
H.M. Prasetyo. Il a refusé de préciser les identités des 
condamnés concernés, mais a indiqué que des étrangers étaient au 
nombre. 
    Un ressortissant français, Serge Atlaoui, a été condamné à 
mort pour trafic de stupéfiants. La justice indonésienne a 
rejeté au mois de juin dernier son ultime recours en grâce. 
    Agé de 51 ans, ce soudeur de formation clame son innocence. 
Venu en Indonésie en 2005 pour un chantier, il dit avoir ignoré 
que l'usine où il travaillait cachait un laboratoire de 
fabrication d'ecstasy. Les autorités françaises ont appelé à 
plusieurs reprises l'Indonésie à ne pas l'exécuter. 
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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